privatisation partielle de France Télécom avant la fin de l'année. Le Premier Ministre, Lionel Jospin, a donné vendredi le coup d'envoi de l'ouverture du capital de France Télécom en déclarant qu'i...

privatisation partielle de France Télécom avant la fin de l'année. Le Premier Ministre, Lionel Jospin, a donné vendredi le coup d'envoi de l'ouverture du capital de France Télécom en déclarant qu'il y avait "les grandes orientations qu'il voit pour le devenir de cette magnifique entreprise qu'est France Télécom" dans le rapport de Michel Delebarre. Dominique Strass-Kahn, le ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie devrait dévoiler aujourd'hui les modalités pratiques de cette ouverture et la part exacte qui sera mis en Bourse dès le mois d'octobre. Dans cet objectif, France Télécom publiera dès cette semaine ses résultats semestriels, préalable indispensable au travail d'estimation de la valeur par les analystes. Sans avancer de montage précis, Michel Delebarre qui recommande au gouvernement de mettre sur le marché un tiers du capital de France Télécom en lui demandant de s'engager "à ne pas dépasser" ce montant, propose qu'une partie soit mise en Bourse avec un poucentage pour le personnel, et que l'autre soit utilisée pour l'échange d'actions avec un opérateur allié comme Deutsche Telekom. Par ailleurs, totalement opposé à la mise en place d'un système de stock-options pour les dirigeants de France Télécom, Michel Delebarre propose au gouvernement "de faire savoir que l'enjeu social est essentiel". Il propose aussi que le service universel soit amélioré, mais sous l'égide de l'Europe. De plus, il suggère de revoir la loi de réglementation des télécommunications en revoyant notamment le rôle de l'Autorité de régulation des télécommunications (ART). Jugeant qu'il "faut limiter la dérive technicienne" à travers "une relation plus étroite entre l'ART et le Parlement", il dénonce "il est impensable que le gouvernement n'ait qu'à constater les propositions de l'ART".