Alors que la fibre optique attire de plus en plus les opérateurs et les FAI - dernier en date, Free, qui a annoncé investir un milliard d'euros sur six ans dans l'installation de son propre...

Alors que la fibre optique attire de plus en plus les opérateurs et les FAI – dernier en date, Free, qui a annoncé investir un milliard d'euros sur six ans dans l'installation de son propre réseau FTTH (Fiber To The Home) – l'Arcep vient de publier un programme de travail sur le sujet qui prône la mutualisation des réseaux en fibres.
 
Pour le régulateur, si le marché français du haut débit, avec 11,1 millions d'abonnés au deuxième trimestre, est dynamique, une augmentation du débit devient nécessaire afin de permettre des échanges de fichiers rapides et une bonne réception des offres triple play.
 
Parce que le déploiement du réseau FTTH est très coûteux (2000 euros par foyer), l'Arcep propose la mutualisation du génie civil et du câblage interne dans le but d'éviter une multiplication des réseaux au sein d'un même immeuble, ainsi que la coordination des travaux par les collectivités.
 
Selon l'Arcep, les opérateurs devraient soutenir l'installation mutualisée d'un réseau qui leur permettrait de proposer de nouveaux services audio et vidéo comme la haute définition ou la vidéo à la demande. Et afin d'encourager cette initiative, un groupe de travail sera lancé d'ici la fin de l'année par l'organisation "sur les modalités de partage des réseaux".
 
Mais ces propositions, qui tablent sur une ouverture à la concurrence des réseaux, ne sont pas du goût de tous les opérateurs. France Télécom, qui avait déjà fait part de son refus d'une régulation du réseau très haut débit lors d'une consultation à Bercy en août après l'ouverture du réseau de Deutsche Telekom, n'estime pas que cette mesure soit nécessaire.
 
Dans un entretien accordé aux Echos le 13 novembre, Jacques Champeaux, directeur exécutif du groupe, a précisé que, "avant de réguler, il faut laisser le marché agir, et voir ce qui se passe. On peut appeler ça un moratoire mais ce terme a été décrié avant même d'être exploré calmement". A suivre...
 

 
(Atelier groupe BNP Paribas – 15/11/2006)