Un rapport de l'Idate commandé par Bercy et révélé par Les Echos, fait le point sur le très haut débit en France. D'après le quotidien, le rapport établit que les usages spécifiques au très haut...

Un rapport de l'Idate commandé par Bercy et révélé par Les Echos, fait le point sur le très haut débit en France. D'après le quotidien, le rapport établit que les usages spécifiques au très haut débit ne sont pas encore connus. On parle souvent de la nécessité d'une connexion très haut débit pour recevoir la télévision haute définition mais il semblerait qu'aujourd'hui, l'ADSL 2+ (débits allant jusqu'à 24 Mbits) soit suffisante pour recevoir ce type de programmes.
 
Cependant, le rapport verrait l'avènement du très haut débit à un horizon de quatre ou cinq ans. Il fait aussi le point sur les différentes technologies disponibles pour proposer des connexions très haut débit.
 
France Télécom, qui se présente comme l'initiateur du déploiement du très haut débit sur le territoire, a déjà annoncé -dans une interview donnée par son directeur exécutif, Jacques Champeaux, aux Echos, en novembre dernier- qu'il n'investirait pas dans un réseau à fibre optique s'il devait ensuite l'ouvrir à ses concurrents à des prix bas qui lui seraient imposés par l'Arcep. s'il devait ensuite l'ouvrir à ses concurrents à des prix bas qui lui seraient imposés par l'Arcep.
 
Le Conseil de la concurrence avait lui répliqué "qu'un scénario de développement de fibre dont les modalités conduiraient, de droit ou de fait, à une re-monopolisation du marché du haut débit professionnel ne serait pas conforme aux objectifs fondamentaux de la régulation".
 
Le rapport de l'Idate conclut en expliquant que dans le cas où l'opérateur historique utiliserait uniquement de la fibre optique, il faudrait encore qu'il prouve que les usages sont entièrement nouveaux pour échapper à toute régulation sur son nouveau réseau.
 

ADSL (Asymetric Digital Subscriber Line) - Ligne asymétrique numérique
 
L'ADSL est une technique de connexion à Internet qui transporte les données sur les fréquences hautes d'une paire de cuivre. Elle permet des débits allant jusqu’à 8 Mbits/s. L'ADSL peut ainsi être utilisée comme support de réception de la télévision via IP. Des progrès techniques ont permis d'augmenter les débits maximaux de l'ADSL. On parle donc d'ADSL 2 qui permet une connexion descendante qui va jusqu'à 10 Mbits. Et, aujourd'hui, des opérateurs proposent même l'ADSL 2+ qui permet d'atteindre potentiellement les 20 Mbits.
 
L'utilisation de la connexion à Internet peut être permanente puisqu'elle n'interfère pas avec les conversations téléphoniques qui utilisent les fréquences basses de la ligne. Deux circuits indépendants permettent l'un d'envoyer, l'autre de recevoir des flux. Le débit descendant (du réseau vers l'internaute) est bien supérieur au débit montant. On parle donc de ligne "asymétrique".
 
Des conditions sur la localisation géographique sont nécessaires pour être candidat à l'ADSL. Le central téléphonique dont dépend la ligne de l'abonné doit être à une distance maximale de 5 km de ce dernier (8 km avec le Re-ADSL). Les foyers dépendent de la stratégie des opérateurs qui choisissent les zones qu’ils souhaitent équiper. Des conditions techniques s'ajoutent : le signal s'affaiblit au fur et à mesure que la distance entre l'abonné et le central augmente.
 

 

(Atelier groupe BNP Paribas - 19/04/2006)