Comme un certain nombre de grandes banques françaises s'intéressent, comme utilisateur et opérateur, aux télécommunications, selon le président de Siris, François Maire "une alliance avec un grand b...

Comme un certain nombre de grandes banques françaises s'intéressent, comme utilisateur et opérateur, aux télécommunications, selon le président de Siris, François Maire "une alliance avec un grand banquier français ne serait pas absurde". Actuellement, des pourparlers sont en cours avec un certain nombre de partenaires ou d'acteurs potentiels, comme Bouygues Télécom, Lyonnais, EDF, La Poste ... La première clientèle de Siris, créé en 1995, a tout d'abord été constitué par de grandes multinationales comme General Motors ou CocaCola. La société s'est ensuite tournée vers les grandes entreprises françaises opérant à l'international, sans toutefois que celles-ci transfèrent l'intégralité de leurs besoins chez Siris. Ainsi, par exemple l'opérateur ne couvre que 10 % des besoins d'Axa pour l'instant. Le contrat signé avec la Société Générale pour fournir un réseau privé virtuel couvrant vingt pays, dont onze en Europe, ne s'élève qu'à 20 millions, très loin du contrat de 3 milliards signé en début d'année entre le Crédit Lyonnais et France Télécom. Aujourd'hui, Siris vise le marché des sociétés réalisant moins de 1 milliard de chiffre d'affaires. Selon son président, "l'arrivée de BT-Cegetel" sur le marché des entreprises "est une bonne chose". Cela devrait augmenter la demande et "accèlérer notre croissance". A l'heure actuelle, Siris atteint un taux de croissance mensuel de 8 à 10 %. Au-delà, les équipes techniques et l'infrastructure "ne suivraient pas" et la qualité du service à la clientèle pourrait en être affectée. Alors qu'en 1996, Siris avait atteint un chiffre d'affaires de 160 millions de F, la société espère pour 1997 un chiffre d'affaires de 250 millions de F, pour un investissement de 100 millions et 150 clients. (La Tribune - 23/06/1997)