La Commission européenne a demandé hier aux Quinze de lancer une constellation de 24 satellites dédiés au fonctionnement d'un GPS, devenu un enjeu stratégique grâce aux multiples applications dans l...

La Commission européenne a demandé hier aux Quinze de lancer une constellation de 24 satellites dédiés au fonctionnement d'un GPS, devenu un enjeu stratégique grâce aux multiples applications dans la navigation terrestre, aérienne et maritime. Le GPS donne les coordonnées en trois dimensions (longitude, latitude, altitude, d'un objet quelconque (individu, véhicule, avion, bateau) n'importe où dans le monde. La Commission devait déterminer si l'Europe devait continuer à dépendre des Etats-Unis qui ont développé voici près de trente ans leur propre GPS. Se basant sur une étude commencée en mars dernier, la Commission à décidé de mettre en oeuvre "L'Europe du GPS" avec le projet Galileo. L'investissement, selon les options choisies, s'élève entre 2,2 et 2,9 milliards d'euros sur plus de dix ans. Le choix effectué par le Cnes et Alcatel avec l'allemand Dasa portait sur une constellation de 60 satellites en orbite basse. Les travaux se sont finalement orientés vers une orbite moyenne, entre 19 000 et 20 000 km d'altitude, car les Russes disposant d'un système comparable, le Glonass, en orbite moyenne, n'ont pas su le contrôler. Et il existe de réelles possibilités de coopération avec la Russie. Sur 24 satellites au départ, il n'en reste que 14 opérationnels. La création de Galileo devrait générer des milliers d'emplois hautement qualifiés. Galileo sera cependant compatible avec le GPS américain. La France, l'Allemagne et l'Italie jouent un rôle moteur, le Royaume-Uni restant dans l'expectative. La Russie sera associée au projet. (La Tribune - 11/02/1999)