Un an après la libéralisation du marché français des télécommunications fixes, les quelque 100 nouveaux opérateurs actifs sur le territoire ont surtout pris leurs marques en 1998, plutôt que des pa...

Un an après la libéralisation du marché français des télécommunications fixes, les quelque 100 nouveaux opérateurs actifs sur le territoire ont surtout pris leurs marques en 1998, plutôt que des parts de marché. Détenant déjà 1 % du marché français partiellement déréglementé en 1997, ces nouveaux entrants n’auraient conquis en 1998 que 0,4 % supplémentaire. Sur un marché d’environ 155 milliards de F (23,65 milliards d’euros), les concurrents ne réaliseront en cumulé guère plus de 3 milliards de chiffre d’affaires. Il faut dire que pour la plupart, s’interconnecter avec France Télécom, construire son réseau, bâtir une offre commerciale, s’est révélé difficile. Selon France Télécom, la concurrence est surtout devenue manifeste depuis la fin de cet été. Peu bénéfique encore pour les nouveaux opérateurs, l’arrivée de la concurrence a profité surtout aux utilisateurs. Bien qu’aucune statistique ne soit fiable, les experts estiment que par rapport à 1996, le prix des communications longue distance a été pratiquement divisé par deux en moyenne. En revanche, France Télécom disposant encore d’un monopole de fait sur les communications locales, les baisses ne sont pas à l’ordre du jour ni sur les abonnements. L’abonnement augmente depuis 1996 et les communications locales sont désormais payables à la seconde. Au terme d’une année de libéralisation, ce sont surtout les entreprises grosses utilisatrices de communication longue distance qui sont les principales gagnantes. Aucun effet bénéfique pour les particuliers dont la majorité de la facture se compose de l’abonnement et des communications locales. (Les Echos 04/01/1999)