Alors que les employés utilisent de plus en plus leurs terminaux mobiles personnels au travail, les DSI peinent à réagir et à trouver des solutions pour les intégrer efficacement au fonctionnement de leur entreprise.

En France, DSI et salariés encore en désaccord sur la mobilité

Malgré la multiplication des smartphones et des tablettes amenées par les salariés sur leur lieu de travail, peu d'efforts sont encore faits par les entreprises pour s'en servir au mieux. Dans un rapport, commandé par IBM et mené par IDC auprès de plus de trois cents directeurs des systèmes d'information et utilisateurs en France, il ressort ainsi clairement que si les collaborateurs ont des attentes et une vision précise de leur environnement professionnel dans le futur, il n'en est pas de même pour les DSI. Ces derniers semblant avoir du mal à prendre en compte les demandes. Si l'on regarde les chiffres, plus de 70% des collaborateurs estiment être plus productifs et réactifs grâce à leurs smartphones et tablettes. Du coup, ils sont près des trois quarts à souhaiter pouvoir accéder de manière simple, où qu'ils se trouvent, aux logiciels collaboratifs de l'entreprise et au système d'information (messagerie, agenda, intranet, documents...).

Accéder aux informations tout en restant mobile

64 % sont également favorables à la mise en place d'un magasin leur permettant d'utiliser ou de télécharger des applications dont ils ont besoin pour travailler, selon leur profil, depuis n'importe quel terminal mobile."La mobilité est un véritable challenge pour les DSI, comparable à l'introduction du PC ou du web", note à ce sujet Philippe Bournhonesque, directeur Stratégie Software Group chez IBM France, pour L'Atelier. "Il faut donc créer des plateformes capables de gérer une flotte mobile disparate en termes de supports, d'OS et d'utilisations". Là où le bat blesse, c'est que les DSI ne sont généralement pas sur la même longueur d'ondes que les employés. Ainsi, 77 % des responsables informatiques interrogés estiment qu'il n'y a pas une hausse significative de la productivité grâce aux terminaux mobiles personnels et 67% sont contre leur intégration dans les pratiques de l'entreprise.

Des DSI encore très réfractaires

"Beaucoup de DSI ne souhaitent pas déployer ces nouveaux types d'environnement car ils craignent une charge de travail disproportionnée et une hausse significative des coûts", poursuit Philippe Bournhonesque. "Cela, alors que le budget des départements IT diminuent en France". L'adaptation des applications existantes à de nouveaux OS (68%), développer et mettre en place de nouveaux programmes et infrastructures (66%) ainsi que les interrogations sur la sécurité (59%) sont autant de problèmes que les DSI soulèvent pour expliquer leur attitude. Néanmoins, les auteurs de l'étude affirment que ces changements sont inévitables alors que 81% des salariés possèderont un smartphone en 2012 et 46% une tablette.