Selon Pierre Daurés, directeur général d'EDF : "EDF a déjà raté le premier train des télécommunications. Elle ne doit pas rater le deuxième, celui de la technologie". Bien que le gouvernement actue...

Selon Pierre Daurés, directeur général d'EDF : "EDF a déjà raté le premier train des télécommunications. Elle ne doit pas rater le deuxième, celui de la technologie". Bien que le gouvernement actuel se montre réticent, EDF aurait passé un contrat de recherche avec le canadien Northern Telecom. Selon le Wall Street Journal, Northern Telecom et United Utilities, la compagnie britannique d'électricité, viennent de signer avec une dizaine d'autres compagnies électriques un accord afin de mener des expériences pilotes auprès des particuliers, voire de PME, pour transmettre des données Internet en utilisant les lignes électriques. Disposant d'un millier de km de fibres optiques le long de ses lignes haute tension, EDF reconnait attendre aujourd'hui "le feu vert du gouvernement" et faire "l'objet de nombreuses demandes pour utiliser ces infrastructures". Afin de justifier son attentisme, elle fait observer "que les compagnies d'électricité allemandes ont perdu beaucoup d'argent jusqu'ici dans les télécoms". Si elles débouchent sur l'utilisation des lignes électriques pour faire transiter des données écrites, par image et plus encore vocales, l'enjeu des recherches effectuées par Nortel est énorme. Ayant accès au client final, les compagnies d'électricité disposeraient alors d'un avantage considérable puisqu'elles viendraient directement concurrencer auprès de l'utilisateur les opérateurs de téléphone, en particulier, en France, France Télécom. (La Tribune - 26/03/1998)

sur le marché des communications internationales. Sur plus de 220 destinations, ses tarifs sont en moyenne de 30 à 50 % moins élevés que ceux de France Télécom. Espérant une croissance annuelle d'environ 12 % des télécommunications internationales pour les particuliers, le PDG de First Telecom France, Luc Terral, affirme "nous devrions être moins cher que Cegetel ou Bouygues car nos coûts de distribution sont moins chers". Tant que First Telecom n'aura pas obtenu un préfixe à quatre chiffres, l'utilisateur doit composer le numéro d'accès à une plate-forme. Ayant déposé auprès de l'ART une demande de licence d'opérateur de services L34-1, First Telecom a demandé les préfixes 1639 et 1640 "nous n'avons pas déposé une demande de licence d'opérateur de réseaux (L33-1) car ce n'est pas notre stratégie". Seuls actuellement les clients d'Ile-de-France peuvent bénéficier de ses services, soit quelques centaines de milliers de clients potentiels "à la fin du premier trimestre, nous aurons 10 000 clients". First Telecom vise les 50 000 clients sur l'année "tout dépendra de la rapidité d'ouverture des villes en province, ce qui dépend aussi de l'évolution du catalogue d'interconnexion de France Télécom". Au lieu d'ouvrir dix régions comme prévu initialement, l'opérateur n'ouvrira que cinq régions, Paris, Marseille, Lyon, Lille et Nice. L'ouverture de Marseille est prévue pour mai. En 1998, une offre de service interviendra en Belgique et une structure belge sera mise en place vraisemblablement l'an prochain. L'opérateur devrait vendre cette année 50 millions de minutes générant 70 millions de F de chiffre d'affaires sur un total groupe de 800 millions de F. Il devrait enregistrer une perte d'exploitation de 20 millions. L'équilibre financier est prévu pour 1999. (La Tribune - 26/03/1998)