éditeurs sur le Minitel. A compter du 1er décembre, France Télécom a décidé d’augmenter les abonnements mensuels versés par les éditeurs de services sur le Minitel (3615, 3617) jusqu’à 400 %, provo...

éditeurs sur le Minitel. A compter du 1er décembre, France Télécom a décidé d’augmenter les abonnements mensuels versés par les éditeurs de services sur le Minitel (3615, 3617) jusqu’à 400 %, provoquant ainsi la colère de plusieurs d’entre eux. Dans une lettre envoyée début novembre, France Télécom annonce quatre tarifs au lieu de l’unique tarif à 252,95 F HT/mois. Les tarifs à la minute les plus élevés passent ainsi de 3,48 F à 5,57 F. Un seul de ces tarifs concernant les services accessibles en 3613 et 3614, sur lesquels les éditeurs ne touchent rien, correspond à une baisse (200 F HT). L’abonnement des services facturés entre 1,01 F et 1,29 F/minute passera de 252,95 F à 350 F. Les services 3615 et 3617 facturés 2,23 F/minute paieront 600 F, les services les plus chers (3617 à 3,48 ou 5,57 F/minute et au-delà) 1 000 F. Pour expliquer sa décision, France Télécom indique “une vérité des tarifs doit correspondre à la vérité des coûts”. Confrontés à l’arrivée d’Internet et à la perspective d’une “mort lente” du Minitel français, un grand nombre d’éditeurs du Minitel ont en effet migré vers les tarifs les plus élevés. En 1997, le chiffre d’affaires global du Minitel s’est élevé à 6,3 milliards de F, en hausse de 3,3 %, alors que les reversements aux éditeurs (3,4 milliards) ont crû de 6,2 %. Tout en reconnaissant que “beaucoup d’éditeurs se sont précipités sur les paliers les plus chers”, l’Aftel conteste le choix de France Télécom d’augmenter ses abonnements qui “peut être fatal à certains services à haute valeur ajoutée qui ne font pas beaucoup de trafic”. Gérard Ladoux, son secrétaire général se demande “si France Télécom ne cherche pas à manifester son désintérêt progressif pour le Minitel” face à l’essor d’Internet. (Le Parisien 14-15/11 Le Monde 15-16/11 Les Echos 16/11/1998)