voix et données par satellite. Depuis sa mise en service en 1982, le système de communications mobile par satellite Inmarsat (désormais International Mobile Satellite Organization) n’a cessé de s’...

voix et données par satellite. Depuis sa mise en service en 1982, le système de communications mobile par satellite Inmarsat (désormais International Mobile Satellite Organization) n’a cessé de s’étendre. Le réseau Inmarsat, accessible sur terre, en mer et dans les airs, grâce à quatre satellites géostationnaires situés à 36 000 km au-dessus de l’équateur, couvrant chacun une des régions océaniques du globe, regroupe aujourd’hui 84 pays membres. France Télécom, en tant que partenaire de l’organisation Inmarsat, assure la liaison avec les stations et les réseaux terrestres. Aujourd’hui, Inmarsat, premier réseau mondial de communication mobile par satellite pour des besoins professionnels, permet d’échanger immédiatement des informations confidentielles (voix, images, données), grâce à un équipement matériel mobile, avec des terminaux du réseau terrestre (téléphones, télécopieurs, Minitel, télex, micro-ordinateurs, GSM) ou avec d’autres mobiles Inmarsat sur terre ou en mer, même dans les endroits les plus reculés. Ayant réalisé un chiffre d’affaires en 1999 de 511 millions de F (+ 34 % par rapport à 1998) et acheminé 33 millions de minutes de communications, France Télécom est devenu le second opérateur Inmarsat avec 13,5 % de parts de marché. Pour 2000, France Télécom Inmarsat table sur un chiffre d’affaires de 620 millions de F. On compte environ dans le monde 270 000 clients des services mobiles par satellite. La gamme de services mobiles par satellite n’a cessé d’évoluer et de croître pour répondre à la demande d’une clientèle exigeante. Inmarsat-A: système de communication analogique, outil de communication répondant surtout à la demande des professionnels de la mer. Inmarsat-B: fondé sur une technologie numérique, fournit aussi les services de téléphone, télécopie, télex et transmission de données en mer ou à terre. Inmarsat-C: pour la transmission de petits volumes de données en messagerie Inmarsat-M et Inmarsat-Phone: mobiles très portables Dernier né des standards Inmarsat, le service Inmarsat-RNIS de France Télécom, lancé en février 2000, est la solution idéale pour les entreprises internationales dont certains bureaux ou usines sont délocalisés dans des zones non couvertes par les réseaux terrestres. Il permet de téléphoner, d’échanger des données, d’envoyer des emails, d’accéder à Internet à 64 kbit/s, de faire de la visioconférence, de déployer et d’interconnecter des réseaux locaux ad hoc, en attendant la mise en place d’une solution terrestre ou autre. Compact, pouvant être transporté sans licence locale, l’Inmarsat-RNIS est immédiatement opérationnel et s’intègre aisément dans l’architecture du réseau de l’entreprise. France Télécom lance de nouvelles offres à valeur ajoutée: le Bureau Global offrant une messagerie email, une messagerie voix et fax et un service carte d’appel; l’offre Global C, ensemble de services maritimes développés par France Télécom pour Inmarsat-C afin de pouvoir envoyer et recevoir des messages professionnels et personnels et des données sur toutes les mers du globe. la carte téléphonique prépayée Scratch and Phone permet aux marins ou aux employés délocalisés d’entreprises terrestres de rester en contact avec leur famille. Près de 40 opérateurs de télécommunications vendent des minutes de communications par satellite Inmarsat. Longtemps seule solution pour communiquer en situation nomade, Inmarsat doit faire face, depuis quelques années, à l’apparition de nombreux concurrents. Tout d’abord Iridium, dont l’un des actionnaires principaux est Motorola. Ce dernier comptait séduire 4 millions d’abonnés dans le monde pour rentabiliser ses 66 petits satellites positionnés en orbite passe. Il s’est récemment déclaré en faillite sur le marché américain, victime d’erreurs techniques et d’un marketing inadapté. ICO (actionnaires principaux: Inmarsat, Hughes Space, BT et Deutsche Telekom) devait lancer courant 2000 un réseau de satellites. Mais ICO connaît lui aussi des difficultés. La société de télécommunication par satellite devrait fusionner prochainement avec Teledesic, une autre constellation de satellites détenue entre autres par Bill Gates. Les deux sociétés devraient fusionner sous le nom de ICO-Teledesic Global. Une dizaine de satellites en orbite moyenne seraient mis en œuvre. Il se positionnerait comme une solution pour l’accès sans fil à Internet, concurrent des systèmes terrestres de troisième génération. Teledesic, pour sa part, comprendra environ 280 satellites en orbite basse. L’ouverture de son service est prévue en 2003 ou 2004. Autre acteur: GlobalStar, filiale de Loral Space & Communications. Il a débuté la commercialisation de ses services mobiles, voix et données depuis février 2000. Il utilise une constellation de 52 satellites, mais ne couvre pas encore toute la planète. A ce jour, une quinzaine de stations de ses opérateurs terrestres sont ouvertes (trente sont prévues d’ici fin 2000). Autre projet visant le marché de l’accès rapide à Internet par satellite: Skybridge qui offrira partout dans le monde des services multimédias dès 2003. Enfin, la compagnie de télécommunications satellitaires Thuraya, basée aux Emirats Arabes Unis, lancera prochainement un réseau de communication mobile par satellite. Thuraya est un réseau de satellites locaux pour faire de la voix bas débit avec des petits terminaux. La mise en orbite de ces satellites est prévue pour la fin de l’année. (Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 05/12/2000)