Après les cabines téléphoniques, France Télécom suscite une nouvelle polémique au sujet cette fois-ci d’un abonnement à moitié prix Créé en 1997, l’abonnement modéré permet au “faible consommateur”...

Après les cabines téléphoniques, France Télécom suscite une nouvelle polémique au sujet cette fois-ci d’un abonnement à moitié prix Créé en 1997, l’abonnement modéré permet au “faible consommateur” qui en fait la demande de bénéficier d’un abonnement à demi-tarif. L’utilisateur, en contrepartie, paye, jusqu’à un certain volume d’appels (pour l’équivalent de 68 F TTC par mois) ses communications au double du prix habituel. Au-delà, les communications passées sont facturées normalement. Cet abonnement étant assorti d’une condition d’utilisation restrictive (tout “abonné modéré” ne pouvant utiliser que France Télécom y compris pour ses communications longue distance), certains concurrents s’inquiètent, jugeant cet abonnement anticoncurrentiel à l’heure de la libéralisation des télécoms. Selon l’ART, l’abonnement modéré est susceptible d’intéresser 15 % des abonnés résidentiels, soit 3,6 millions de lignes. Dans son avis, l’ART écrit “les exclure de la possibilité de sélection du transporteur n’est pas justifié”. Jugeant qu’il s’agit d’une “offre volontaire de France Télécom” et non d’une obligation prévue par la loi, l’ART a émis, début juillet, un avis défavorable quant à l’homologation définitive de cette offre. Toutefois, le gouvernement a décidé d’homologuer cette formule pour une période limitée. Tant que les “tarifs sociaux” prévus eux par la loi ne sont pas en place (ils devraient l’être vers la fin de l’année), cet abonnement permet de répondre aux besoins de certaines catégories défavorisées. (Les Echos 07/08/1998)