mobiles. Aujourd'hui, les sociétés de commercialisation et de service (SCS) contrôlent une large partie des offres d'abonnement au téléphone mobile. Devant cette décision de France Télécom, nombre d...

mobiles. Aujourd'hui, les sociétés de commercialisation et de service (SCS) contrôlent une large partie des offres d'abonnement au téléphone mobile. Devant cette décision de France Télécom, nombre d'entre elles décident de refuser les conditions de ventes d'Ola en indiquant "Nous voulons bien vendre Ola, mais en respectant les termes de la convention signée en 1992 avec France Télécom". Tout en précisant hier chez France Télécom que les SCS sont les bienvenues pour compléter un dispositif commercial, on affirmait qu'elles devront néanmoins se conformer à la volonté de l'opérateur de présenter une offre unique, transparente et simple pour Ola pour imposer la marque auprès du grand public. Depuis 1992, les SCS se sont imposées dans la chaîne de distribution, les hypermarchés ou la grande distribution spécialisée s'approvisionnant chez elles pour vendre les offres de SFR et Itinéris. De fait, les SCS enrichissent les offres des opérateurs d'avantages divers sans que ceux-ci aient un droit de regard. Ce système bien que dénoncé par tous les acteurs (absence de fidélisation des clients, surenchère des coûts d'acquisition du client ....) n'a jamais été remis en cause par SFR et Itinéris. La donne a été changée lors de l'arrivée de Bouygues Télécom qui a démontré que l'on pouvait très bien se passer des SCS pour la commercialisation des offres de radiotéléphone, en s'appuyant sur le système du dépôt vente. Ainsi Bouygues Télécom impose ses packs et ses forfaits directement aux distributeurs, gère les stocks et l'approvisionnement des magasins et surtout garde la main sur ses abonnés. Du coup, SFR et Itinéris ont repris tout d'abord l'idée du forfait, puis ont lancé des packs associés ou non à des forfaits. Ainsi, un pack donnant le choix entre deux téléphones mobiles vendus au même prix, associé à un seul forfait, tel est l'idée d'Ola. Itinéris ne veut en aucun cas que cette formule soit modifiée par les SCS. Bien que certaines SCS menacent de recourir à la justice pour faire plier France Télécom, on ne voit pas comment elles pourraient s'opposer à la commercialisation d'Ola, produit fait pour le grand public qui est en fait leur clientèle. Ola était du reste déjà en place hier dans bon nombre de magasins parisiens, même à des enseignes liées à des SCS. (La Tribune - 10/06/1997)