Le 14 juin dernier, France Télécom a lancé son premier test auprès de 500 clients à Paris et Toulouse. Ces terminaux, doté d'un petit écran, d'un clavier et d'un téléphone donnant accès à Internet e...

Le 14 juin dernier, France Télécom a lancé son premier test auprès de 500 clients à Paris et Toulouse. Ces terminaux, doté d'un petit écran, d'un clavier et d'un téléphone donnant accès à Internet et au Minitel sur le réseau commuté, baptisés "Screephone" ou "Webphone" ont été développés par Alcatel et Matra. Pour leur part, France Télécom et IBM ont bâti la plate-forme logiciel pour fournir et gérer les services en ligne. Philippe Etienne Zermizoglou, directeur du programme Webphone pour France Télécom Multimédia, assure "notre credo est de rendre Internet plus simple. La pénétration des PC n'atteindra jamais 100 % et il y a encore une large place pour des gens qui n'ont pas de PC, mais qui veulent avoir accès au web". Equipé d'un modem, l'appareil se branche directement sur Internet en trente secondes. Il affiche automatiquement une page simplifiée de Voila, le site portail de France Télécom. Certains services seront standardisés, comme des adresses électroniques, un service de courrier électroniques. D'autres sont développés par des partenaires de France Télécom, comme les Caisses d'Epargne dont l'icône sur l'écran relie directement le surfeur à des services financiers. On peut aussi téléphoner et avoir accès directement aux services traditionnels du Minitel. Les expérimenteurs ne paieront que le coût de la communication lorsqu'ils s'essaieront au Webphone pendant la durée du test,. Un bilan sera établi en septembre. Seule ombre au tableau, le prix élevé du Webphone : aux alentours de 3 000 F. (Les Echos - 25/06/1999)