France Télécom présente une série d’expérimentations destinées aux sourds et malentendants. Elles permettront de concevoir de nouveaux modes d’interaction entre sourds et leurs interlocuteurs ...

France Télécom présente une série d’expérimentations destinées aux sourds et malentendants. Elles permettront de concevoir de nouveaux modes d’interaction entre sourds et leurs interlocuteurs entendants, de prototyper des interfaces adaptées à leurs usages des nouvelles technologies et de proposer des services accessibles à tous. Pour mener à bien ces expériences, une borne de visioconférence et des logiciels spécifiques ont été installés à Toulouse dans les locaux des associations locales concernées (IRIS, Tolosa31) et du service d’interprètes Interpretis. Les usages envisagés sont appelés à faciliter les échanges entre sourds et entendants en palliant, d’une part, le manque en France d’interprètes en langue des signes française (LSF), d’autre part, le manque d’aisance à l’écrit constaté parfois chez certains sourds. Une trentaine de volontaires testeront jusqu’en septembre deux services : ePresentation : service dit « rich media » associant en simultané une séquence vidéo en LSF et un texte en ligne apportant à l’usager sourd les explications dont il a besoin à chaque étape pour ses démarches administratives. eVisiophony : un service de communication sur IP en temps réel permettant à l’usager sourd de requérir en visioconférence l’assistance d’un interprète distant pour rédiger son courrier administratif, servir d’intermédiaire avec un écrivain public ou tout entendant ne connaissant pas la LSF. D’autres technologies issues des laboratoires de France Télécom R&D seront implémentées et testées en 2003 : eConf avec clones signeurs : visioconférence permettant à un sourd de communiquer à distance avec un entendant grâce à un clone virtuel interprétant leurs propos respectifs. Logiciel de reconnaissance labiale : en modélisant le mouvement des lèvres du clone, il facilitera aussi les interactions avec des sourds privilégiant la lecture sur les lèvres que la LSF. (Christine Weissrock – Atelier Groupe BNP Paribas – 26/04/2002)