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optique. Ayant pour objectif d’investir d’ici à 2000, 2,5 milliards de dollars dans la construction d’un gigantesque réseau de télécommunications sous-marin en fibre optique de plus de 50 000 km, reliant New York, Londres, Amsterdam, Tokyo, Los Angeles, Panama … Global Crossing vient d’introduire en Bourse une première tranche de son capital. Non seulement, le trafic voix international devrait augmenter entre 1997 et 2000 de 15 % environ par an, le trafic données stimulé par essor d’Internet devrait, pour sa part, connaître un taux de croissance au moins trois fois plus important, mais la libéralisation du marché des télécoms a donné naissance à une foule de nouveaux opérateurs. L’UIT dénombrait en avril 1998, plus de 1 000 opérateurs internationaux, soit une hausse de 186 % par rapport à fin 1996. Trop petits pour investir dans la construction de leurs propres réseaux, ces nouveaux opérateurs pourront acheter de la capacité à Global Crossing qui se charge de mutualiser l’investissement. Global Crossing peu aussi vendre de la capacité aux opérateurs historiques. Certains comme Deutsche Telekom ou Swisscom ont déjà réservé de la capacité sur le tronçon transatlantique baptisé “Atlantique Crossing”. Mais pour gagner son pari, Global Crossing doit être en mesure d’exécuter un projet gigantesque dans les temps et transformer sur le papier un plan séduisant en un succès commercial. Or, d’autres comme WorldPort ou Oxygen Network ont les mêmes ambitions, sans oublier les grands opérateurs qui n’ont pas renoncé à construire leurs propres réseaux. Là aussi, la bataille risque d’être rude …. (Les Echos 05/08/1998)