Fidèle à sa stratégie consistant à vendre de la capacité aux opérateurs, Global Crossing prévoit de déployer, d'ici à la fin de l'année, un réseau paneuropéen reliant 24 villes, beaucoup plus perfor...

Fidèle à sa stratégie consistant à vendre de la capacité aux opérateurs, Global Crossing prévoit de déployer, d'ici à la fin de l'année, un réseau paneuropéen reliant 24 villes, beaucoup plus performant que tous les réseaux existants. Investissant 800 millions de dollars, Global Crossing va déployer un réseau terrestre de 11 000 km, pour 1 250 km en France. Ce réseau sera raccordé au câble transatlantique (AC-1) entré en service l'an dernier et aux autres câbles transocéaniques que le groupe compte installer. Global Crossing pense pouvoir vendre fin 1999 de la connectivité entre 50 des premières métropoles du monde (100 en 2000) permettant ainsi à tous les opérateurs de développer leurs activités internationales. Pour se différencier et profiter d'un avantage compétitif, Global Crossing veut faire de son réseau européen un "tuyau" tellement important qu'il pourra progressivement casser les prix, tout en augmentant son chiffre d'affaires grâce à un accroissement du trafic qu'il écoulera. Dans l'état actuel de leurs réseaux, ses concurrents seront loin de pouvoir accueillir autant de trafic. Global Crossing creuse au minimum deux tranchées (parfois 5) pour déposer plusieurs câbles terrestres. Chaque câble contiendra entre 48 et 144 fibres, chacune d'entre elles disposant d'une capacité initiale de 400 gigabits. La capacité se calculera au total en térabits. Voulant maîtriser totalement son infrastructure, le groupe doit acquérir partout des droits de passage. Plus l'instant, le problème a été réglé en Allemagne (accord avec GasLine), au Benelux (accord avec Versatel), depuis hier en France (plus de 1 000 accords avec des intervenants privés et publics), ainsi qu'en Grande-Bretagne. (Les Echos - 04/03/1999)