Samedi, Boeing a procédé à Cap Canaveral au tir de la fusée Delta transportant les quatre premiers satellites de la constellation Globalstar. Piloté par l'américain Loral, ayant pour actionnaires Al...

Samedi, Boeing a procédé à Cap Canaveral au tir de la fusée Delta transportant les quatre premiers satellites de la constellation Globalstar. Piloté par l'américain Loral, ayant pour actionnaires Alcatel et France Télécom, le projet Globalstar a ainsi rejoint en orbite Iridium (Motorala) son principal concurrent. Globalstar devrait avoir lancé, d'ici à la fin de l'année, 44 des 48 satellites de son réseau dédié aux communications mobiles, ce qui lui permettrait de commercialiser son service vers la fin de l'année ou au tout début de 1999. S'il arrive à placer sur orbite les 27 satellites restants (sur 66) avant la fin du semestre, Iridium pourrait ouvrir son service dès le mois de septembre. Confiants sur la réussite de leur projet, les dirigeants du consortium estiment que Globalstar devrait atteindre son point d'équilibre avec 400 000 à 500 000 abonnés et prévoient plus de 2 millions d'abonnés dès 2002. Selon une récente étude de marché réalisée par Globalstar, en 2002 le marché de la téléphonie mobile par satellites en orbite basse devrait compter 5 à 6 millions d'abonnés, soit à cette date 1 % du marché mondial de la téléphonie mobile cellulaire toutes normes confondues. D'autres études plus ambitieuses, parlent de 15 millions de clients potentiels pour 2004. Trois acteurs se partagent aujourd'hui ce marché, Iridium, Globalstar et ICO. Compte tenu des choix techniques de Globalstar, le prix de la minute de communication ne devrait pas dépasser un dollar (6 F). L'abonnement mensuel revient à 30 dollars (180 F). A moyen terme, le prix des téléphones devrait en revanche rester assez cher, entre 800 et 1 000 dollars (4 800 F et 6 000 F). Globalstar vise essentiellement les hommes d'affaires, ces grands voyageurs toujours entre deux avions, mais il souhaite aussi s'adresser à d'autres types de marché en offrant, notamment, aux réseaux mobiles terrestres une extension de leur couverture géographique. (La Tribune - 16/02/1998)