(voir la revue de presse du 14/04). Pour racheter les 52 % du capital d'Omnicom détenu par les actionnaires fondateurs, l'américain GTS va débourser 210 millions de dollars (près de 1,3 milliard de ...

(voir la revue de presse du 14/04). Pour racheter les 52 % du capital d'Omnicom détenu par les actionnaires fondateurs, l'américain GTS va débourser 210 millions de dollars (près de 1,3 milliard de F). Les actions Omnicom seront cédées pour 195 euros, valorisant globalement la société à 427,2 millions de dollars (2,6 milliards de F). Par ailleurs, GTS a déposé hier, auprès du Conseil des marchés financiers, un projet de rachat en cash aux actionnaires minoritaires ainsi qu'aux porteurs d'obligations convertibles, au prix également de 195 euros par action. L'objectif de GTS est d'obtenir 67 % du capital. Malgré ses atouts (voir la revue de presse du 14/04), Omnicom ne pouvait guère rester encore longtemps indépendant. Uniquement présent sur le marché des communications longue distance, l'opérateur était prisonnier d'un marché qui devrait, selon lui, croître en volume, mais pas en valeur, en raison de l'intensification de la concurrence et de la chute des prix. Omnicom devait donc s'attaquer à de nouveaux marchés (Internet, mobiles ...) et surtout investir dans des réseaux de télécommunications locales et longue distance pour réduire ses reversements aux autres opérateurs, afin de survivre durablement. Adossé à GTS, Omnicom peut disposer des moyens de financer son développement et de réduire ses coûts.

L'ART étudie l'opération. GTS a acquis en quelques mois deux opérateurs titulaires d'un préfixe à un chiffre (le 5 d'Omnicom et le 6 d'Esprit Telecom). Rien dans la loi n'interdit, à première vue, une telle situation non prévue. Cependant, pour bénéficier d'une telle ressource rare, les opérateurs s'engagent à respecter un certain nombre d'obligations. Le groupe GTS prévient qu'il est prêt à tenir les engagements des deux sociétés. L'ART a donc prévenu hier qu'elle examinerait l'opération en cours, l'américain GTS ne pouvant conserver qu'un seul préfixe. (Les Echos - Le Figaro - Le Monde - La Tribune - Libération - 15/04/1999)