L'adoption des réseaux HSPA et LTE sont en pleine croissance et permettent des usages plus élaborés des outils mobiles. Pour profiter de cet engouement, les opérateurs devront réguler les prix.

Le haut-débit mobile s'installe confortablement

A en croire l'association GSMA, le nombre de connexions en haut-débit mobile HSPA atteindra les 500 millions d'utilisateurs à la fin du mois de juin. Ce qui représente, estime l'association, le taux de croissance le plus rapide d'une technologie sans-fil. Idem pour la LTE : en un an, la technologie a conquis un million de personnes, et devrait en atteindre 300 millions d'ici 2015. Les raisons ? Sans grande surprise, c’est l’adoption croissante de smartphones qui en est le principal moteur. "Le haut débit a révolutionné la manière dont les gens communiquent. Les smartphones sont des outils dont beaucoup d’utilisateurs ne peuvent plus se passer et ce grâce aux services comme la navigation, la musique et l’accès au contenu", explique Michael O’Hara, directeur marketing de GSMA.

Augmentation des appareils connectés

"En parallèle", ajoute-t-il,"nous avons vu une augmentation significative du nombre de nouveaux outils connectés comme les tablettes avec lesquelles les utilisateurs se connectent désormais de n’importe où". Côté chiffres, le taux de pénétration du haut débit 3G+ dans les six premières années de son développement est dix fois supérieur au réseau mobile 2G introduit pour la première fois dans les années 1990. De plus, d’ici les cinq prochaines années, les opérateurs devraient investir près de 100 milliards de dollars dans la 3G+. Pour information, la prochaine génération des réseaux LTE, qui permettent de transmettre jusqu’à 100 mégabits de données par seconde, sera dix fois plus rapide que la moyenne des autres connexions sans-fil disponibles aujourd’hui.

Réguler les prix

"Le haut-débit mobile a très vite été adopté par les utilisateurs et la régulation des prix sont des facteurs clés qui dicteront la croissance de ce marché selon les différentes régions",explique Joss Gillet, analyste pour Wireless Intelligence et cité par la GSMA. Avant d’ajouter que"par exemple, les régions d’Asie-Pacifique, devraient représenter 43 % du réseau LTE d’ici 2015 même si initialement, cette croissance est stimulée par un développement plutôt basé en Amérique du Nord ou en Europe".