De nouveaux dispositifs naissent pour créer des hologrammes sans lunettes et tactiles. Pourtant, les technologies ont encore de nombreux défis à surmonter.

Les hologrammes tactiles, des technologies toujours en phase de prototypage

Imaginés par de nombreux films de science-fiction, les hologrammes tactiles flottants seraient-ils proches d’être une réalité ? Les innovations s’accumulent mais la commercialisation semble encore loin. On avait ainsi déjà évoqué la start-up britannique Ultrahaptics et ses hologrammes 3D tactiles. L’entreprise a mis au point une technologie faite d’ultrasons et de capteurs de mouvements pour donner la sensation du toucher sur ses hologrammes flottants.

 

Les chercheurs de l’université de Tsukuba au Japon poursuivent le même objectif qu’Ultrahaptics mais ils viennent de mettre au point une méthode bien différente. Ils sont en fait partis de la technologie Aerial 3D, une entreprise nippone qui utilise le plasma et le laser pour modifier les molécules d’air et faire apparaître des points brillants. À partir de cette technologie, les chercheurs sont parvenus à rendre les hologrammes tactiles en modifiant la vitesse des lasers utilisés.

Grâce à cette découverte, l’équipe du professeur Yoichi Ochiai a pu créer une petite fée en hologramme qui réagit au toucher. Une fée par ailleurs minuscule car le procédé ne permet pas encore de réaliser des hologrammes tactiles à taille humaine. C’est là un des premiers obstacles que doit franchir la technologie mais il est loin d’être le seul.

 

Car les dispositifs restent très lourds pour le moment. Les chercheurs japonais ont eu recours à un ordinateur, plusieurs lentilles, des miroirs, des lasers… le tout disposé dans une pièce. On est donc loin d’un appareil projecteur d’hologrammes tactiles. Quant à Ultrahaptics, elle a présenté un prototype au dernier Consumer Electronic Show (CES) de Las Vegas mais n’annonce pas encore de date de commercialisation malgré les investissements massifs qu’elle a reçu, ou qu’elle va recevoir puisque la Commission européenne prévoit de la financer à hauteur de 1,49 millions d’euros d’ici 2020. Un horizon assez éloigné donc qui illustre le temps nécessaire au développement des hologrammes tactiles.

Rédigé par Guillaume Scifo