Les hôpitaux sont actuellement poussés par l'engouement pour les médias sociaux pour communiquer, sensibiliser et fidéliser leurs patients.

Les hôpitaux américains prennent leurs marques sur les médias sociaux

Les établissements médicaux sont de plus en plus présents sur les médias sociaux. Une étude d'un chercheur de l'Université de Houston, le professeur Peter Vries révèle en effet qu'actuellement 871 hôpitaux et établissements médicaux rien qu'aux États-Unis possèdent un compte sur au moins un média social. Et cela serait lié à la propension grandissante d'internautes donnant leur avis et souhaitant partager de l'information sur ces plate-forme en ligne. Le but de ces établissements devient donc le même que pour toute autre organisation à but lucratif, et cela même si leur travail est d'intérêt public : assurer un meilleure publicité et conserver, voire améliorer, leur réputation.

Multiplication des médias pour valoriser les services

L'étude nous apprend donc que dans le secteur médical 20% des organisations posséderaient soit un compte Twitter ou soit un profil Facebook. Un résultat se plaçant dans la moyenne tout secteur confondu, et dépassant même le secteur de l'industrie automobile, le secteur de l'assurance ou celui des transports. Et la répartition sur les réseaux sociaux de ces 871 hôpitaux américains se présentait ainsi fin 2010 : 648 établissements affirmaient posséder un compte Twitter, 679 un compte Facebook et 417 un profil LinkedIn. A cela s'ajoute 421 chaînes Youtube et 94 blogs, faisant atteindre un total de 2 259 pages sur les médias sociaux au secteur médical. Et la multiplication des médias semble être de mise. En effet de nombreux projets fleurissent à la manière de ceux du Methodist Hospital de Houston. Celui-ci se sert de sa page Facebook pour promouvoir ses services, des événements proposés par la collectivité ainsi que des expertises médicales.

Mettre en relation patients et médecins pour éviter la fausse information

Il possède également un blog consacré à la nutrition et la perte de poids, permettant un suivi médicalisé. Enfin à ces deux médias s'ajoute une autre page Facebook dédiée cette fois à son centre spécialisé dans les maladies et transplantations du foie s'adressant directement aux futurs transplantés. Et l'intérêt est que non seulement celui-ci propose du contenu tel que des informations générales sur les maladies et vidéos. Mais elle propose également à d'anciens transplantés de partager le récit de leur expérience et les fait entré en contact avec les futurs transplantés. Et selon l'étude, plus encore que de promouvoir les services des établissements, leur implantation sur les réseaux sociaux donne un cadre aux patients pour éviter que ceux-ci se tournent vers l'auto-médication assistée par des sites non-spécialisés et mal-informés.