Leader français des cartes prépayées, Intercall détient un tiers du marché avec plus de 450 000 cartes vendues par mois et un volume global de 24 millions de minutes. Sa nouvelle carte téléphoni...

Leader français des cartes prépayées, Intercall détient un tiers du marché avec plus de 450 000 cartes vendues par mois et un volume global de 24 millions de minutes. Sa nouvelle carte téléphonique disponible fin novembre dans les bureaux de tabac, vendue 40 F, permettra d’appeler partout en France pour 96 centimes la minute, ce qui représente une économie substantielle par rapport à France Télécom sur les plus longues distances et surtout à sa télécarte (jusqu’à 55 % de réduction). Elle est aussi avantageuse lorsque l’on appelle un portable (2,17 F la minute, contre 2,97 F) Selon Intercall, cette carte est “une réponse à une attente forte du public”.

Par ailleurs, la banque néerlandaise ABN AMRO venant d’acquérir 5,2 % du capital d’Intercall rejoint ainsi les fondateurs (37,6 %) et les partenaires industriels financiers ou privés (Dassault Industries, Gemplus …). Présent sur le segment de la carte depuis 1996, Intercall va pouvoir désormais, grâce à ce nouveau tour de table, acquérir de nouvelles compétences, développer des synergies avec le monde bancaire et préparer éventuellement une introduction en Bourse courant 1999.

Ayant réalisé un chiffre d’affaires de 3 millions de F en 1996, 49 millions en 1997, le groupe prévoit d’atteindre 210 millions en 1998 et entre 320 à 450 millions en 1999.

Depuis début octobre, Intercall est opérationnel en Italie en tant que vendeur de cartes, mais aussi comme prestataire de services pour Infostrada, le concurrent de Telecom Italia.

Intercall a également l’intention de déposer une demande de licence d’opérateur auprès de l’ART. Cela lui permettrait non seulement de réduire ses coûts en bénéficiant des tarifs d’interconnexion, mais aussi donnerait un gage de respectabilité au groupe.

Regroupant les professionnels des télécommunications, l’association Ténor doit publier prochainement une charte de qualité afin d’aider les consommateurs à faire le tri entre les offres sérieuses de cartes téléphoniques et les autres. (Les Echos Le Parisien La Tribune 04/11/1998)