des télécoms. L'idée de Claude Benchétrit, le fondateur d'Intercall est simple : mettre un petit rectangle de carton plastifié permettant de téléphoner "n'importe où, de n'importe où" entre les mai...

des télécoms. L'idée de Claude Benchétrit, le fondateur d'Intercall est simple : mettre un petit rectangle de carton plastifié permettant de téléphoner "n'importe où, de n'importe où" entre les mains de chaque Français. Les cartes d'Intercall, contrairement à celles de France Télécom munies d'une puce, n'ont pas besoin d'être introduites dans l'appareil. Il s'agit pour l'usager de composer d'abord un numéro vert pour accéder à un serveur vocal, puis un numéro de huit à douze chiffres permettant son identification et de connaître le nombre d'unités encore disponibles, et enfin de composer le numéro de son correspondant. Pour rester le premier opérateur privé de télécartes, Intercall multiplie les initiatives. Ainsi, à partir de fin mars, un numéro vert simplifié, le 36 96 remplacera la série de 10 chiffres actuelle. Ceux qui appeleront de chez eux n'auront même plus besoin de composer leur code secret de 8 à 10 chiffres, l'identification sera automatique. Son arme encore plus confidentielle, le dialer, carte équipée d'une petite sortie audio, conçue par Gemplus, placée face au combiné, composera automatiquement les numéros d'accès. Toutefois, il faudra patienter un peu avant que le dialer n'arrive sur le marché. Ayant écoulé près de 2 millions de cartes en 1997, Intercall prévoit d'en vendre cette année 5 millions. Son chiffre d'affaires est passé de 3 à 49,3 millions de F. Les pertes de 2,3 millions de F de 1996 ont fait place en 1997 à un bénéfice de 3 millions de F. Après les débits de tabac, Intercall envisage d'envahir les linéaires des hypermarchés et les catalogues de la VPC. (L'Expansion - 19/03 au 01/04/1998)