La crise qui sévit dans le transport aérien vient de mettre du plomb dans l'aile de Boeing. L'avionneur américain a décidé d'abandonner son service Internet haut débit à bord des avions de ligne...

La crise qui sévit dans le transport aérien vient de mettre du plomb dans l'aile de Boeing. L'avionneur américain a décidé d'abandonner son service Internet haut débit à bord des avions de ligne faute de clients. Ce service devrait définitivement cesser de fonctionner à la fin de l'année. Cette cessation d'activité devrait coûter à Boeing près de 320 millions de dollars.
 
 "Nous avons investi dans notre service Connexion by Boeing du temps, des ressources, et de la technologie. Malheureusement, le marché pour ce service ne s'est pas matérialisé comme nous le souhaitions", a précisé Jim McNerney, CEO de Boeing. Connexion by Boeing, lancé en 2004, n'a jamais réussi à être bénéficiaire. Pourtant, le constructeur aéronautique américain affirmait en 2000 que le marché de l'Internet sans fil embarqué à bord d'avions était estimé à 70 milliards de dollars sur dix ans.
 
Mais en 2006, seules dix compagnies aériennes ont été séduites par ce service. A noter qu'aucune compagnie américaine n'avait choisi d'utiliser l'Internet haut débit de Boeing. A titre d'exemple, seulement 20 à 30 passagers par vol long-courrier Lufthansa utilisaient la Connexion by Boeing. La connexion haut débit était facturée 26,95 dollars pour un accès illimité pendant toute la durée du vol.
 
Si Boeing se retrouve pour le moment le bec dans l'eau, son concurrent Airbus a décidé de miser sur la téléphonie GSM. Le constructeur européen vient de développer, en partenariat avec le fournisseur de technologies de communication pour l'aéronautique Sita, le service OnAir qui permettra aux passagers de téléphoner à bord de l'avion à partir de leurs mobiles. Ce service devrait également permettre d'utiliser son PDA pour envoyer et recevoir des e-mails ou des SMS. Les premiers vols expérimentaux devraient commencer début 2007 sur Air France. Gageons que cela ne gêne pas ceux qui souhaitent s'abstenir de communiquer!
 
(Atelier groupe BNP Paribas – 23/08/2006)