Si le Web constitue, depuis plusieurs années, une importante valeur économique et sociale pour les entreprises, l'impact de sa consommation d'énergie, à la hauteur de sa fulgurante croissance, inquiète.

La croissance d'Internet se répercute sur sa consommation d'énergie. Elle est actuellement comprise entre 3 et 5 % de la production mondiale d'électricité, selon l'estimation qu'ont établie les scientifiques des universités de Leeds et de Cambridge. Une part non négligeable qui contribue, selon les chercheurs, à l'accentuation du réchauffement climatique. Principale cause de cette hausse : "l'accroissement anticipé du nombre de périphériques connectés et de la bande passante ", comme l'expliqueJaafar Elmirghani, chercheur sur le projet Intelligent Energy Aware Networks. "Il n'est pas envisageable que la consommation d'énergie croisse dans les mêmes proportions", s'inquiète-t-il.
Le cloud computing contribue à l'augmentation des besoins en énergie
Bien que dans certains cas l'utilisation d'Internet puisse être favorable à l'environnement - par exemple en réduisant des déplacements professionnels – elle implique également de nouveaux besoins, pas vraiment neutres en terme de consommation d'énergie. Les chercheurs pointent par exemple du doigt l'informatique dans les nuages, qui augmente les capacités de stockage et donc les besoins en énergie. Selon une étude récente de Greenpeace, "la popularité croissante du cloud computing pourrait voir les centres de données et les centres de télécommunication consommer plus qu'Internet aujourd'hui, en triplant les taux actuel des besoins en électricité d'ici à 2020".
Réduire la dépendance d'Internet envers les énergies non renouvelable
Pour les chercheurs, l'utilisation innovante des énergies renouvelables pourrait constituer une solution. D'autant que les responsables du projet s'attendent à ce que, tôt ou tard, les gouvernements à l'échelle mondiale légifèrent et prennent des mesures en faveur de la neutralité carbones. A noter que le projet s'intéressera particulièrement à trois secteurs clés : les réseaux optiques, les protocoles et services d'Internet et la transmission de données et le routage optique. Il s'est par ailleurs vu attribuer une bourse de près de 6 millions de Livres.