le passage du Minitel à Internet soit rapide. Les professionnels présents à Hourtin lors du discours de Lionel Jospin qui se déclarait en faveur "de la migration progressive des services Minitel ver...

le passage du Minitel à Internet soit rapide. Les professionnels présents à Hourtin lors du discours de Lionel Jospin qui se déclarait en faveur "de la migration progressive des services Minitel vers Internet" (voir la revue de presse du 26/08), attendaient avec impatience les réactions de celui qui fut à l'origine du lancement du Minitel au début des années 80. En précisant la position du gouvernement à ce sujet, Jacques Dondoux a indiqué notamment que le développement du commerce électronique "est handicapé par l'absence de système de paiement comparable au kiosque et le manque de confiance qu'il suscite pour des transactions commerciales peut être justifié". Habitué depuis plus de dix ans à l'utilisation facile des services télématiques, les Français risquent de se tourner vers le Web avec réticence. Du fait, si l'on dénombre actuellement 6,3 millions d'unités de Minitel domestiques en France, seuls 420 000 utilisateurs utilisent régulièrement Internet, la moitié étant connectée sur le lieu professionnel. De plus, alors que les informations divulguées par le Web sont gratuites, le Minitel avec le paiement des connexions à la durée (formule kiosque) rapporte à France Télécom, donc à l'Etat, 6,5 millirds de F par an. Les fournisseurs de services recoivent la moitié de ces revenus. Selon Jacques Dondoux, une aide aux entreprises, en particulier aux PME, est indispensable pour encourager leur transfert d'un réseau à l'autre "les entreprises perdent trop souvent de l'argent en passant d'un serveur Minitel à Internet", mais il ne s'agit pas pour autant "d'opposer le Minitel à Internet, mais d'utiliser les avantages de chacun". Le Minitel-Internet de France Télécom, opérationnel à la mi-98, pourra communiquer à la fois selon les normes Minitel et selon les normes HTML du Web. (Les Echos - 28/08/1997)