Internet vient d'être autorisé par le ministre des Postes et Télécommunications japonais (MPT). L'opposition des trois opérateurs internationaux nippons, Kokusai Denshin Denwa (KDD), International D...

Internet vient d'être autorisé par le ministre des Postes et Télécommunications japonais (MPT). L'opposition des trois opérateurs internationaux nippons, Kokusai Denshin Denwa (KDD), International Digital Communications (IDC) et International Telecom Japan (ITJ) qui se partagent le marché des communications internationales, a été surmonté par le MPT. Comme ces nouveaux services de téléphone sur Internet sont disponibles à partir de n'importe quel téléphone, il n'est pas nécessaire de se connecter au réseau via un micro-ordinateur équipé d'un bon modem, d'une carte son performante et d'un logiciel spécialisé. Il suffit que l'utilisateur compose un numéro local correspodant à un point d'accès Internet, suivi de son numéro d'identification et du numéro à l'étranger. N'ayant pas attendu le feu vert du gouvernement pour démarcher des clients, la filiale du géant américain au Japon, ATT Jens explique "La communication emprunte le réseau public puis le signal vocal est converti en protocole Internet et acheminé dans le pays étranger où il retrouve localement le réseau public". Dèja une dizaine de sociétés spécialisées, japonaises et étrangères, proposent des communications à des tarifs très bas non seulement vers une quarantaine de pays étrangers, mais également à l'intérieur du Japon, le prix des communications régionales y étant très élevé. Selon Yasuhito Tamada, directeur ajdoint au MPT "cette libéralisation complète va profiter aux utilisateurs et créer une nouvelle demande. La taille du marché va grossir". La minute de communication avec la France est facturée entre 50 et 55 yens (2,50 F), contre 320 yens (16 F) au tarif normal. Ces tarifs sont inférieurs d'un tiers à ceux déjà très avantageux offerts par les opérateurs de "call-back" installés dans l'Archipel. Pour le MPT, les particuliers seront intéressés en premier par ces nouveaux services "les entreprises qui souhaitent des communications vocales de qualité continueront à faire appel aux opérateurs classiques même s'ils sont plus chers". En effet, la qualité du son comparable à celle obtenue avec un téléphone cellulaire est moins bonne. Par cette attitude très libérale, les autorités japonaises veulent faire baisser le coût des communications au Japon et favoriser l'émergence de nouveaux services. Hostile à toute forme de réglementation d'Internet, le MPT refuse de limiter la cryptographie. (Les Echos - 29/08/1997)