partenaire. En mars dernier, l'équipementier des réseaux informatiques, Bay Networks (5 900 employés), a non seulement publié pour son troisième trimestre un chiffre d'affaires de 547 millions de...

partenaire. En mars dernier, l'équipementier des réseaux informatiques, Bay Networks (5 900 employés), a non seulement publié pour son troisième trimestre un chiffre d'affaires de 547 millions de dollars, en hausse seulement de 6,7 %, bien en dessous de la croissance moyenne de ce secteur (20 %), mais également annoncé une perte de 144,2 millions de dollars due au rachat de la société New Oak. Pour sa part, le leader de la profession, Cisco annonçait un chiffre d'affaires de 2,2 milliards de dollars en hausse de 33 % et des bénéfices de 358 millions de dollars (+ 29 %). Selon Paul Sagawa, analyste de la société de Bourse Sanford Bernstein, la compétition dans ce secteur paraît tellement rude qu'il serait sage de se "réfugier sous la bannière d'un grand des télécoms". Tous les experts ont en tête les mêmes noms : Nortel, Lucent, Alcatel, Ericsson ... Cette union parait "naturelle". Devant faire face à Cisco qui vient piétiner leurs terres, tous les équipementiers des télécoms veulent contre-attaquer sur le terrain de Cisco en partant à la conquête du marché des réseaux de données. Bay Networks se révèle être le partenaire idéal. En effet, ayant la réputation d'avoir une excellente technologie, en particulier dans le domaine des routeurs utilisés dans l'infrastructure d'Internet, elle dispose aussi d'un vaste réseau de distribution dans les entreprises. De plus, son prix est abordable (autour de 7 milliards de dollars selon les analystes). (La Tribune - 15/05/1998)