1998. Malgré un bénéfice d'exploitation de 1,37 milliard de dollars, en hausse de 30,8 %, pour un chiffre d'affaires de 9,9 milliards (+ 10,2 %) sur le créneau des longues distances, le troisième...

1998. Malgré un bénéfice d'exploitation de 1,37 milliard de dollars, en hausse de 30,8 %, pour un chiffre d'affaires de 9,9 milliards (+ 10,2 %) sur le créneau des longues distances, le troisième opérateur américain Sprint affiche pour 1998 un profit de 1,53 milliards, en progression "seulement" de 11,6 % pour un total de ventes de 16,2 milliards en hausse de 7,7 %. Désormais, Sprint présente à part ses résultats dans le radiotéléphone. En 1998, sa participation dans Global One lui a coûté 186 millions de dollars, contre 162 millions lors de l'exercice précédent. Le lancement d'Integrated On-Demand Network (ION), son réseau intégré à la demande à base de technologie ATM, a pesé sur les comptes à hauteur de 143 millions. Tout en prévoyant encore des pertes avec ION, dont la mise en place sera élargie à d'autres clientèles que celle actuelle des grandes entreprises, Sprint promet des améliorations du côté de Global One. Comptant aujourd'hui plus de 7,6 millions de lignes sur le marché local aux Etats-Unis (+ 5,1 %), Sprint a réalisé dans ce secteur un bénéfice d'exploitation de 1,38 milliard, en progression de 8,8 %, et un chiffre d'affaires de 5,5 milliards de dollars (+ 4,8 %). Très optimiste sur l'exercice en cours, Sprint table sur une nouvelle progression à deux chiffres de ses résultats. Son président, William Esrey estime "nous attaquons 1999 plus fort et mieux positionné que jamais dans l'histoire de la compagnie. Je crois que nous avons les pièces en place de même que la taille et les possibilités nécessaires pour offrir une palette complète de services de communications à nos clients et aux entreprises". Il a par ailleurs annoncé le projet d'introduire en Bourse ses activités de radiotéléphone PCS (2,59 millions d'abonnés, 2,57 milliards de revenus). (Les Echos - 03/02/1999)