547.613 : c’est le nombre exact de lignes dégroupées sur le territoire français, selon l’Autorité de Régulation des Télécoms (ART) qui publiait hier son baromètre bimestriel. 8487 de ces lignes...

547.613 : c’est le nombre exact de lignes dégroupées sur le territoire français, selon l’Autorité de Régulation des Télécoms (ART) qui publiait hier son baromètre bimestriel. 8487 de ces lignes sont en dégroupage total. Comme le fait remarquer l’ART dans un communiqué, le nombre d'accès en dégroupage partiel a connu une augmentation de 50% en deux mois et les accès en dégroupage total ont quasiment doublé.Rappelons que le dégroupage permet aux opérateurs alternatifs d’avoir accès aux clients finaux et de leur fournir un service indépendamment de l’opérateur historique France Télécom. Depuis janvier 2001, ce dernier est contraint d’autoriser les opérateurs alternatifs à utiliser ses lignes pour dispenser leurs services. Le dégroupage total se différencie du dégroupage partiel en ceci que le premier permet à l’opérateur alternatif de contrôler la boucle locale. Le fait marquant de ces deux derniers mois est sans aucun doute l’annonce qu’ont fait certains opérateurs (Free, Neuf Telecom, Tiscali, ...) de lancer des offres de dégroupage total sur le marché des particuliers. Les offres se sont succédé, annonçant des packs de service comprenant téléphonie, accès Internet et applications haut débit moyennant une facture et un opérateur uniques (voir article sur les différentes offres du 07.05.2004). Les grandes agglomérations où le dégroupage total pourra s’effectuer facilement seront les premières servies par ces nouvelles offres. Déjà, 309 nouveaux sites ont été délivrés par France Télécom depuis le 1er janvier 2004, portant leur nombre total à 709. D’autre part, 67 départements sont aujourd’hui au moins partiellement équipés en ADSL par les opérateurs du dégroupage.(Atelier groupe BNP Paribas - 18/05/2004)