l’allongement de la durée des licences. Alors qu’en Allemagne ou au Royaume-Uni, la redevance revient entre 100 et 150 F par poste, elle s’élève annuellement en France à 1 000 F. En ouverture hier...

l’allongement de la durée des licences. Alors qu’en Allemagne ou au Royaume-Uni, la redevance revient entre 100 et 150 F par poste, elle s’élève annuellement en France à 1 000 F. En ouverture hier du Sircom, l’ART a fait part de sa décision attendue avec impatience par les industriels du PMR (professionnal mobile radiocommunications). Les réseaux de radiocommunications permettent aux entreprises de s’équiper de moyens de communication sur un ou plusieurs sites. Alors que l’on s’attendait à la condamnation des PMR avec le développement de la téléphonie cellulaire, ces derniers offrent des services que le GSM ne peut pas apporter. De plus, les PMR ont pris un coup de jeune avec le passage au numérique. Selon le cabinet anglais Strategis Group, la base installée en Europe devrait passer de 7,5 millions d’utilisateurs l’an dernier à prés de 11 millions en 2002. Alors que l’on compte 1,5 million d’utilisateurs en Allemagne, 1,3 en Russie, le marché stagne en France où l’on ne compte que 600 000 utilisateurs de PMR. Jean-Pierre Guerin de l’ART en annonçant hier un “allégement significatif de la redevance sur les petits réseaux” a redonné confiance aux fournisseurs. Directeur général de Motorola, Samer Rounieh explique “la redevance GSM représente globalement 150 millions de F pour près de 10 millions de téléphones mobiles, alors qu’elle est de 250 millions de F pour les radiocommunications”. Ne portant que sur les petits réseaux couvrant quelques postes locaux sans relais, les déclarations de l’ART sont jugées “insuffisantes” bien qu’encourageantes. Le doute subsiste encore sur les réseaux de plus grande envergure, ceux qui intéressent en particulier les fournisseurs d’équipements. Autre motif de satisfaction des professionnels, l’allongement de la durée des licences. Accordées jusqu’ici pour un an, l’ART vient de prolonger leur durée à cinq ans. (La Tribune 25/11/1998)