Au même titre que ses concurrents, France Télécom va pouvoir s'appuyer sur la grande distribution pour développer de nouveaux canaux de vente pour ses services de télécommunications. En particulier,...

Au même titre que ses concurrents, France Télécom va pouvoir s'appuyer sur la grande distribution pour développer de nouveaux canaux de vente pour ses services de télécommunications. En particulier, France Télécom est autorisé à vendre en gros à un distributeur des minutes de communication longue distance que ce dernier revendra ensuite au détail en prenant en charge la facturation. Le client devra composer un préfixe à un chiffre, le 8, pour accéder à ce service de communication longue distance. Toutefois, la commercialisation indirecte du 8 est assortie de nombreuses conditions suspensives. France Télécom devra tout d'abord établir des comptes séparés pour cette activité. De plus, les tarifs de vente de minutes en gros devront être soumis à l'ART qui instruira une procédure d'homologation tarifaire. Ces tarifs seront ensuite homologués par le ministre chargé des télécoms. Le "rabais" pouvant être consenti par France Télécom à la grande distribution ne devra pas être inférieur aux économies réalisées s'il s'appuyait sur une structure de commercialisation indépendante. Le tarif final offert par le distributeur est libre, celui proposé à ce même distributeur par France Télécom ne l'est pas. Enfin, les clients qui s'abonneront auprès d'un distributeur indirect allié à France Télécom (Leclerc, Carrefour, Auchan ...) bénéficieront, dans tous les cas, des tarifs préférentiels du 8. Même s'ils oublient de composer le préfixe 8, ils seront facturés par le distributeur qui se fournit auprès de France Télécom. En apprenant hier la décision de l'ART, France Télécom constatait que "l'interdit de faire de la vente en gros, situation qui durait depuis un an, semble levé. Mais que les modalités de mise en oeuvre sont complexes. Nous souhaitons être traités à égalité avec nos concurrents et regarderons si les avis sur lesquels se base l'ART sont suffisants pour justifier ces différentes contraintes". (Les Echos - Le Figaro - La Tribune - Libération - 02/03/1999)