oeuvre du dégroupage. A l'occasion du Salon des télécoms, Jean-Michel Hubert, le président de l'ART, a annoncé qu'il allait ouvrir des groupes de travail pour permettre la mise en place du dégroup...

oeuvre du dégroupage. A l'occasion du Salon des télécoms, Jean-Michel Hubert, le président de l'ART, a annoncé qu'il allait ouvrir des groupes de travail pour permettre la mise en place du dégroupage d'ici à la fin de l'an 2000. Le dégroupage permettra aux concurrents de France Télécom de sous-louer les derniers mètres de son réseau de télécoms, ceux qui aboutissent à l'abonné. Les opérateurs pourront ainsi placer leurs matériels dans les centraux locaux de l'opérateur historique et se brancher directement sur ses paires de fils de cuivre. Toutefois, ce dégroupage total ne sera autorisé que pour permettre aux opérateurs de concurrencer France Télécom sur le marché de l'accès à l'Internet haut débit (ADSL). Les opérateurs doivent transmettre, d'ici au 15 décembre, à Jean-Michel Hubert les grandes lignes des sujets qu'ils souhaitent voir traiter en priorité. Jean-Michel Hubert a prévenu hier que les conclusions des groupes de travail pourront servir "à bien préparer les décisions à venir et à éclairer, le moment venu, un nécessaire débat parlementaire". Selon l'ART, France Télécom doit, en attendant la mise en oeuvre effective du dégroupage, proposer sans délai aux opérateurs une solution leur permettant d'offrir des services à haut débit ADSL dans des conditions équivalentes à celles dans lesquelles France Télécom est autorisé aujourd'hui à développer ses propres services. Si France Télécom refuse d'ouvrir le marché de l'ADSL, l'ART se verrait contraint de bloquer toutes ses demandes d'extension géographique. (Christine Weissrock - Atelier Paribas)