téléphones mobiles. Bien qu'ayant contracté la "mobilemania" tardivement, les Français semblent résolus à vouloir rattraper le temps perdu. Or, 90 % de la fabrication des mobiles produits en France ...

téléphones mobiles. Bien qu'ayant contracté la "mobilemania" tardivement, les Français semblent résolus à vouloir rattraper le temps perdu. Or, 90 % de la fabrication des mobiles produits en France (30 % de la production européenne) est effectuée dans le Grand-Ouest. Il faut dire que les principaux centres de recherche publics et privés du secteur des télécommunications se trouvent principalement en Bretagne (Lannion, Rennes). Comme l'explique Philippe Evena, délégué adjoint de la Mission pour l'électronique, l'informatique et les télécommunications de l'Ouest "C'est aussi grâce à la qualité et à la disponibilité de la main-d'oeuvre locale, et aux reconversions d'entreprises de téléphonie traditionnelle comme Sagem, Matra Communication et Alcatel". Matra compte dans ses usines de Pont-de-Buis et de Douarnenez (Finistère) plus de 1 250 salariés et 250 ingénieurs dans son centre de recherche de Quimper. Sur 24 000 terminaux téléphoniques sortant de ces usines journellement, 10 000 sont des cellulaires, soit une production totale en 1997 de 1,6 million d'unités aux différentes normes GSM. L'usine d'Etrelles (Ille-et-Vilaine) de Mitsubishi Electric France a pour sa part produit cette année plus d'un million de cellulaires. Sagem, à Fougères, avec quatre lignes de production, annonce quant à lui une production de portables proche du million d'unités. Possédant deux autres lignes de production dans son usine de Montauban (Tarn-et-Garonne), Sagem assure pouvoir doubler sa production en trois mois. Alcatel produit à Laval (Mayenne) entre 2 et 3 millions de cellulaires. Philips au Mans ne veut rien dire pour ne pas renseigner ses concurrents. Néanmoins, sa production 1997 serait estimée à 3,5 millions de cellulaires et 3 millions de terminaux sans fil. Comme le reconnait un industriel "on peut raisonnablement penser que le potentiel de clientèle du cellulaire en Europe et sur les marchés à l'export nous emmènera jusqu'en 2002. Après c'est l'inconnu". (La Tribune - 04/12/1997)