Pour se développer efficacement, l'industrie culturelle du net doit viser une plus grande exhaustivité, et privilégier des modes de diffusion permettant un meilleur référencement

L'essor de l'Internet culturel passe par un meilleur référencement

Sur Internet les œuvres culturelles ne sont pas toujours référencées de manière efficace. C'est la conclusion à laquelle est arrivé L'Atelier, dans le cadre d'une étude réalisée pour le Forum d'Avignon. Cette dernière date l'origine du phénomène au début des années 2000. A cette époque, la plupart des médias classiques (ceux dont le support original de diffusion n'était pas numérique) n'étaient pas parvenus à appréhender les changements induits par la révolution numérique. En conséquence, les industries du cinéma ou de la vidéo peinent aujourd'hui encore à proposer un catalogue exhaustif de leurs œuvres sur le net (au contraire de celle du livre, par exemple). De même, le secteur de la VoD n'a pas su innover, se rendre attractif, et souffre aujourd'hui d'un défaut de popularité réel.

Des modes de diffusion qui nuisent à la promotion du contenu

Mais les producteurs de contenu ne sont pas les seuls en cause. Une large part des problèmes rencontrés sont en effet imputables des diffuseurs desdits contenus. De fait, les diffuseurs de contenu, les plates-formes en ligne cherchent avant tout à référencer de manière visible des blockbusters, et autres produits à succès, au détriment de productions alternatives. Le trafic engendré se concentre donc ces quelques produits, qui en ressortent d'autant mieux référencés, accroissant encore cette concentration, et nuisant à l'exhaustivité des produits proposés.

Rendre plus complet et accessible le contenu permet un meilleur référencement

Pour remédier à ces problèmes, l'étude s'oriente vers plusieurs solutions. La première est d'améliorer le référencement (sur Google principalement), afin de contrebalancer l'offre pirate toujours plus importante. Dans cette optique, la facilité d'accès, l'usabilité et l'exhaustivité du contenu proposé sur le net sont les trois critères-clés à promouvoir. Un référencement interne aux sites de diffusion doit également être mis au point. C’est-à-dire qu'il  doit être aisé de naviguer entre différents contenus au sein d'un même site. D'où la nécessité de mettre en place un maillage interne de liens direct très développé. Enfin, les réseaux sociaux, en tête desquels Facebook et Twitter, constitueront à coup sûr les futurs sites de référence pour toute diffusion de contenu.