significatives pour les entreprises. L’Observatoire International des Coûts Energétiques, N.U.S., vient de dévoiler une analyse comparative des tarifs appliqués dans 14 pays industriels. Tous con...

significatives pour les entreprises. L’Observatoire International des Coûts Energétiques, N.U.S., vient de dévoiler une analyse comparative des tarifs appliqués dans 14 pays industriels. Tous connaissent des baisses dans au moins l’un des quatre segments du marché: appels locaux, appels nationaux, appels internationaux et abonnements. Toutefois, les prix varient de 1 à 10. Les communications locales pour les entreprises françaises ont enregistré une hausse de 40,5 %, similaire à celle des Pays-Bas (34,5 %). La France est ainsi le deuxième pays le plus cher après la Belgique. 6 des 14 pays étudiés connaissent des baisses de prix et 6 autres des hausses. La plus forte baisse est constatée en Espagne, les tarifs y sont moitié moins chers qu’en France. Bien souvent, les opérateurs historiques ont une position de force sur le segment des appels locaux. La précédente étude avait déjà constaté une tendance à la hausse des prix des appels locaux dans certains pays. Concernant les appels nationaux, la situation est également très contrastée. 9 pays ont baissé leurs prix et 4 les ont augmenté. Avec 2,97 F, l’Australie est le pays le plus onéreux. En revanche, avec 0,52 centimes pour un appel d’une durée de 3 mn, la Suède est le pays le moins cher. Seule la Finlande en Europe a connu une hausse des prix. En Belgique, la baisse dépasse les 50 %. La baisse des prix des appels internationaux est générale, exception faite des Etats-Unis. Avec une augmentation de 6,9 %, les Etats-Unis se place au 3ème rang des pays les plus chers. La précédente étude avait déjà constaté la forte diminution des appels internationaux. Cette diminution atteint presque les 60 % en Belgique. La baisse moyenne constatée est de plus de 23 %. Les prix vont de 0,87 F en Afrique du Sud à 1,23 aux Pays-Bas. Les prix des abonnements connaissent davantage de hausses que de baisses. La Suède et le Danemark pratiquent les tarifs les plus élevés alors qu’ils sont les pays les moins chers pour les appels nationaux et présentent des coûts relativement faibles sur les autres segments. Les prix varient de 276 F en Suède à 36 F en Finlande. La France avoisine la moyenne de 114 F, mais les tarifs pratiqués sont supérieurs d’environ 20 % à ceux d’autres opérateurs européens. 13 des 14 pays étudiés sont aujourd’hui en situation partielle ou totale de dérèglementation. Bien qu’elle ait produit ses effets, la libéralisation n’est pas le seul facteur d’évolution des coûts. La preuve: aux Etats-Unis où la dérèglementation est en place depuis 1984 et où les prix sont parmi les plus élevés. (Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 15/05/2001)