La startup californienne Blueboard aide les grandes entreprises à faire évoluer leur programme de reconnaissance.

L’expérientiel : programme de reconnaissance au travail 3.0 ?

La reconnaissance constitue un des moteurs de l’engagement au travail. En matière de reconnaissance matérielle, primes et autres bonus sont souvent de mise. Les entreprises américaines dépenseraient d’ailleurs chaque année $77M de dollars en récompenses financières.

La start-up californienne Blueboard cherche à dépoussièrer les programmes d’intéressement en misant sur des récompenses expérientielles basées sur la performance des employés. Plutôt que d’accorder des primes, Blueboard permet ainsi aux employeurs d’offrir à ses salariés performants un saut en parachute, une mini formation de souffleur de verre ou encore un tour des producteurs agricoles de la région pour tester des produits locaux. La jeune pousse offre aujourd’hui une palette de 300 expériences et travaille déjà avec des entreprises telles que GoPro et Eventbrite dont les employés auraient témoigné d’un renforcement de leur motivation et d’un impact positif sur la culture d’entreprise.

Selon le cabinet d’études Bersin, les entreprises gratifient encore principalement l’ancienneté des salariés. Si l’ancienneté signifiait auparavant 10 à 20 ans de loyaux services, le concept évolue aujourd’hui : la génération Y, déjà en supériorité numérique sur le marché de l’emploi américain, a la bougeotte. Selon Bloomberg, 70% des 18-34 ans envisagent de quitter leur poste actuel d’ici 2020, 25% d’entre eux d’ici un an. Les systèmes de reconnaissance financière doivent donc s’adapter aux nouvelles caractéristiques du marché, à commencer par un turnover grandissant. 

Rédigé par Pauline Canteneur