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». Le marché des services de données mobiles ou « Internet mobile » connaît des développements très mouvementés. La première phase était associée au lancement des services Wap en Europe dès la fin 1999. Avec 12 millions d’utilisateurs Wap en Europe de l’Ouest fin 2000, elle n’a eu qu’un impact assez limité. En revanche, l’usage des messages courts (SMS) sur réseaux GSM en Europe enregistre un taux de croissance annuel de 400 % du nombre de messages envoyés par rapport à 1999, avec une moyenne de 30 SMS par mois et par abonné GSM. Pour sa part, le Japon est devenu le leader mondial des services de données mobiles avec 40,4 millions d’abonnés utilisateurs de l’i-mode de NTT DoCoMo fin juin 2001, et des services plus ou moins équivalents de KDDI et J-Phone. Malgré des premiers signes de ralentissement de la croissance en 2001 par rapport aux autres années, le marché de la téléphonie mobile continue de croître. Les cinq grands marchés européens ont progressé au 1er semestre 2001 de 8,2 %, contre 28 % au 1er semestre 2000. Le taux de pénétration de la téléphonie mobile atteint 63 % en Europe fin 2000, contre 46 % au Japon et 40 % aux Etats-Unis. La part de revenus, issue des services de données, devient substantielle grâce aux SMS, plusieurs opérateurs européens générant fin juin 2001, plus de 10 % de leurs revenus grâce à ses services. L’ensemble des acteurs du secteur des télécommunications mobiles a connu un contexte boursier difficile. Plusieurs grands opérateurs et équipementiers ont vu leur capitalisation boursière s’effondrer en quelques mois. L’endettement des opérateurs sous l’effet d’acquisitions réalisées au plus haut des valeurs mobiles et du prix payé dans des pays comme le Royaume-Uni ou l’Allemagne pour l’attribution de licences UMTS sont à l’origine notamment de ces chutes. Le principal apport du GPRS par rapport au GSM est l’introduction de la transmission du mode paquet, permettant de nouveaux modes de facturation et autorisant l’utilisateur à rester connecté en permanence. L’apport principal de la 3G sera l’augmentation des débits disponibles. La plupart des opérateurs européens ont déployé, à la mi 2001, leur réseau GPRS et lancé leurs premières offres pour le marché professionnel, à une échelle restreinte. L’ouverture plus large de leurs services n’est prévue, au mieux, qu’au début 2002. La facturation actuelle du GPRS est fonction du volume transféré, sous forme d’abonnement, et les tarifs sont évalués en moyenne à 3,3 euros/Mo en Europe. La disponibilité réelle d’offres commerciales GPRS pour le grand public semble repoussée désormais au 2ème semestre 2002. La plupart des procédures d’attribution des licences UMTS dans les pays européens sont terminées. Plusieurs opérateurs ont à ce jour retardé leur calendrier de déploiement et ont ralenti les investissements en infrastructure UMTS prévus pour 2001. Les terminaux bi-mode 2G/3G ne seront vraisemblablement pas disponibles en grande quantité avant 2004. Le lancement de services UMTS, amorcé au titre des licences en 2002, devrait jusqu’à 2004 être restreint à des niches de clientèle et aux zones géographiques dont les fréquences GSM sont en voie d’être saturées. Dans ce contexte européen marqué par une grande incertitude quant aux services et applications mis en place effectivement par les opérateurs, l’Idate (http://www.idate.fr) élabore trois scénarios d’évolution du marché. Le « scénario de niche » repose sur l’hypothèse d’une diffusion restreinte des services de données mobiles sur réseaux GPRS, sur plusieurs niches du marché, constituées essentiellement de professionnels et d’early adopters grand public, jusqu’à une large disponibilité de l’UMTS en 2004. Le « scénario de croissance élevée » repose sur l’hypothèse d’une diffusion large et rapide des services de données mobiles offerts aux réseaux GPRS/UMTS sur le marché professionnel et sur le marché grand public, pour devenir un marché de masse en quelques années. L’Idate privilégie un scénario intermédiaire, baptisé « scénario d’adoption progressive », reposant sur l’hypothèse d’une diffusion de services GPRS, d’abord sur un marché restreint composé essentiellement de professionnels, puis progressivement, à partir de la fin 2002, vers une plus large part du marché grand public. Selon les prévisions de l’Idate, le nombre d’utilisateurs de services sur les réseaux GPRS/UMTS s’élèverait à 80 millions en 2005 en Europe de l’Ouest, soit 25 % de la base d’abonnés cellulaires, pour un marché valorisé à 30 milliards d’euros. (Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 30/10/2001)