Les grandes entreprises s’interrogent de plus en plus sur les avantages d’une externalisation de leurs télécoms. Pour l’instant, l’externalisation des services de télécommunications n’en est encor...

Les grandes entreprises s’interrogent de plus en plus sur les avantages d’une externalisation de leurs télécoms. Pour l’instant, l’externalisation des services de télécommunications n’en est encore qu’à ses débuts, mais elle est promise à un bel avenir. Elisabeth de Maulde, analyste de la société d’études Pierre Audoin Conseil précise “en 1997, il ne représentait encore que 1,5 milliard de F, contre 14 milliards pour l’infogérance informatique traditionnelle, mais cette activité progresse de plus de 30 % par an”. La croissance de ce secteur s’explique en grande partie par le développement rapide des nouvelles formes de communication et aussi par l’ouverture à la concurrence du marché des télécoms. Responsable commercial et marketing de Syseca, Jean-Noël Billioud souligne “compte tenu de l’importance des dépenses de ces entreprises en matière de transport de la voix, toute économie réalisée permet de favoriser les investissements dans le transport des données”. Bien que les chiffres divergent sur les économies réalisées grâce à l’infogérance des services de télécommunications (40 % pour IDC, jusqu’à 60 % pour le Gartner Group), de plus en plus d’entreprises disposant d’implantations dans un grand nombre de pays, soucieuses de réduire leurs coûts, devraient recourir à un prestataire extérieur. Jean Nivoix, directeur de l’outsourcing à Expertel FM (groupe France Télécom) explique l’exemple de Bull “confronté à la nécessité de réduire fortement ses coûts, le groupe Bull a fait passer sa facture mondiale de télécoms de 650 millions de F en 1992 à moins de 350 millions en 1997”. Selon Pierre Dulon du Crédit Lyonnais dont les dépenses en télécoms s’élèvent à près de 600 millions de F “les raisons financières ne sont pas la seule motivation du recours à l’outsourcing et la gestion des changements technologiques constituent aussi une bonne raison de recourir à un prestataire extérieur”. (Les Echos 18/12/1998)