Grâce au machine learning, l’application RedEye se souvient de tout ce que l’utilisateur fait pour pouvoir ensuite lui fournir des informations précises.

L’intelligence artificielle qui remédie aux oublis

51% des Français sont inquiets ou sceptiques face à l’intelligence artificielle bien qu’elle vise souvent à améliorer le quotidien. C’est le cas de l’application RedEye. Grâce au machine learning, elle retient tout ce que l’utilisateur voit et entend afin de suppléer sa mémoire si nécessaire. La technologie va par exemple pouvoir rappeler quels sont les personnes rencontrées et les endroits visités. RedEye se comporte comme un assistant personnel et peut être utile dans le milieu professionnel.

Selon les experts, cette tendance, appelée “informatique ubiquitaire” ou “lntelligence ambiante”, qui consiste à anticiper les besoins des utilisateurs et les satisfaire directement se développe. La technologie RedEye en fait partie. Des chercheurs de l’université Rice à Houston (Texas), l’ont créée pour être facilement utilisable sur un wearable, et autres appareils que les gens portent sur eux au quotidien. Jusqu’ici le fait d’enregistrer ce qu’une personne voit et entend posait plusieurs problèmes.

Le premier étant que la technologie était trop consommatrice d’énergie. L’équipe à l’origine de RedEye a réglé ce problème en plaçant un capteur de vision qui n’enregistre pas tout ce qu’il se passe en continu mais le détecte et retient simplement l’information. Avec le machine learning, l’application utilise une structure algorithmique inspirée par l'organisation du cortex visuel animal. Elle distingue les chats des chiens, reconnaît les visages et autres en ayant une compréhension de l’image.

Cela résout également les risques d’atteinte à la vie privée. L’utilisateur peut configurer la technologie pour rejeter automatiquement certaines informations ou certains types d’images. Après la vision et l’ouïe, les créateurs de RedEye pourraient aussi développer une technologie capable de garder en mémoire le goût et le toucher.

Rédigé par Sophia Qadiri
Journaliste