Le web est relativement peu gourmand en énergie. Il est donc plus intéressant de pousser à son utilisation massive plutôt que de chercher à rendre plus efficients les serveurs de données

L'Internet comme moyen de réduire la consommation mondiale en énergie

Surprise. Contrairement à ce que l'on croit, la mise en place et le fonctionnement du réseau Internet mondial requiert relativement peu d'énergie. C'est la conclusion à laquelle sont parvenus Barath Raghavan et Justin Ma, chercheurs à l'institut USCI et à l'université de Berkeley. Leur étude a en fait consisté à estimer la quantité totale d'énergie nécessaire à la construction et l'entretien des infrastructures réseau, ainsi qu'au fonctionnement permanent du réseau mondial.

L'Internet consomme une part réduite de l'énergie mondiale

Et bien qu'en valeur absolue, les résultats soient extrêmement impressionnants (entre 200 et 300 Gigawatts, soit la puissance d'une cinquantaine de centrales nucléaires), ils ne représentent qu'entre 1 et 2% du besoin global en énergie (de 16 Térawatts) de la planète. Les chercheurs en ont donc tiré deux conclusions majeures. D'une part, malgré la nécessité évidente de mettre au point des serveurs économes en énergie, il ne s'agit pas d'un secteur où les gains réalisés peuvent avoir un impact conséquent sur la consommation mondiale totale.

Plutôt un moyen de combattre la consommation d'énergie

D'autre part, cette valeur relativement faible doit être considérée comme une opportunité. Elle doit en effet pousser à modifier certains comportements, et à généraliser l'usage de l'Internet. Par exemple, pour organiser un colloque ou une réunion internationale, les chercheurs recommandent le recours massif à la vidéoconférence. D'après leurs calculs, une telle solution consommerait 100 fois moins d'énergie qu'une table ronde où chacun des participants aurait fait le déplacement depuis son pays ou sa ville d'origine.