Pour l’instant, l’outre-mer demeure globalement tenu à l’écart des raccordements par câblages sous-marins en fibre optique. Toutefois, en août 2000, l’arc Caraïbe et l’Amérique du Sud ont été racco...

Pour l’instant, l’outre-mer demeure globalement tenu à l’écart des raccordements par câblages sous-marins en fibre optique. Toutefois, en août 2000, l’arc Caraïbe et l’Amérique du Sud ont été raccordés au réseau mondial par le câble Americas 2. Ce câble, s’étendant sur 8 000 km, relie notamment la Guyane Française et la Martinique. Courant 2002, une liaison sous-marine en fibre optique devrait être mise en service, desservant l’Europe, l’Afrique et le sous-continent Indien ainsi que l’Asie du Sud-Est. Ce câble SAFE, nommé aussi SAI3/WASC/SAFE, reliera l’Ile de la Réunion au reste du monde. En revanche, Mayotte ne sera pas un point d’atterrissement de ce câble sous-marin en fibre optique en cours de développement. Des projets de câblage sous-marin sont à l’étude ou en cours pour les TOM entre l’Amérique du Nord et l’Australie, ou entre le Japon, l’Australie et la Nouvelle Zélande. A terme, ils devraient permettre de raccorder la Nouvelle Calédonie et la Polynésie française au réseau mondial. Dans certains DOM, on constate un fort taux d’équipement informatique, un fort taux d’abonnement Internet et un fort taux d’utilisation d’Internet. Comme ailleurs, l’utilisation principale est le courrier électronique. Ainsi 31 % des foyers martiniquais sont équipés en micro-informatique (avec des pointes à 94 % chez les enseignants et 61 % chez les étudiants) et 15,6 % des foyers sont connectés à Internet. 3,7 % des foyers martiniquais ont déjà effectué un achat en ligne. 58 % des foyers martiniquais possèdent un téléphone portable, contre une moyenne nationale de 42,6 %, et plus de 250 000 réunionnais utilisent la téléphonie mobile. En Guadeloupe, le nombre d’internautes serait passé de 7 000 fin 1999 à près du double fin 2000. Même situation en Nouvelle Calédonie avec près de 8 000 internautes fin 1999 et environ le double fin 2000. Fin 2000, près de 8 000 guyannais étaient connectés à Internet. Pour leur part, les internautes mahorais sont près de 1 800. Enfin, les internautes réunionnais, fortement connectés, étaient près de 40 000 fin 2000. En Martinique, 80 % des PME sont équipées d’au moins un micro-ordinateur (94 % pour la moyenne nationale). Mais 53 % seulement d’entre elles sont connectées à Internet, contre une moyenne nationale de 72 %. Le secteur regroupe 934 entreprises, 2 296 salariés, soit 2,5 salariés en moyenne par entreprise. Le secteur des TIC à la Réunion, constitué d’environ 385 entreprises, emploie plus de 3 500 salariés pour un chiffre d’affaires de 1,8 milliard de F (hors opérateurs de réseaux, de télécommunications et de télévision). Le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer (SEOM) est doté d’un site institutionnel (http://www.outre-mer.gouv.fr), d’un intranet reliant tous les agents de la centrale, et d’une messagerie personnalisée (tous les agents de la centrale possèdent une boîte aux lettres nominative). Diverses préfectures, comme celles de La Martinique http://www.martinique.prf.gouv.fr) et de la Guadeloupe (http://www.guadeloupe.pref.gouv.fr) possèdent leur propre site. Pour leur part, les services de l’Etat en Nouvelle Calédonie se sont dotés d’un site portail http://www.etat.nc. De nombreuses collectivités possèdent également un site ainsi que les territoires dans les TOM. .Les chambres de commerce et d’industrie font aussi de même. D’autres acteurs institutionnels implantés localement ont leurs sites. Enfin, les DOM et TOM se sont dotés, pour la plupart, de noms de domaines (exemples: .re pour La Réunion, .mq pour la Martinique …). Ils sont de plus en plus utilisés lors de la création de site. (Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 19/03/2001)