sont lancés, dès le début de l'automne, dans d'importantes privatisations de leurs opérateurs nationaux, sans aucune coordination. Le marché boursier local affichant depuis le début de l'année une b...

sont lancés, dès le début de l'automne, dans d'importantes privatisations de leurs opérateurs nationaux, sans aucune coordination. Le marché boursier local affichant depuis le début de l'année une baisse de 3 %, la Corée a préféré retarder l'OPV de 6 milliards de F environ de Korea Telecom. Une crise politique naissant en Italie, il risque d'être difficile de placer dans ces conditions les 102 milliards de F d'actions environ de Telecom Italia entre le 20 et le 24 octobre. La Bourse de Lisbonne étant en revanche dans une forme olympique avec une hausse de 63 %, les particuliers ont souscrit 9 fois plus d'actions de Portugal Telecom qu'il ne leur en était offert. L'Australie, pour sa part, s'apprête à vendre 60 milliards de F d'actions Telstra. Les professionnels en France s'attendent à une arrivée en fanfare de France Télécom grâce aux modalités de l'entrée dans l'indice CAC 40. China Telecom à Hong Kong vient d'annoncer sa privatisation pour 16 milliards de F environ. Spécialisée dans le téléphone mobile, cette société a le vent en poupe dans les territoires de la Chine du Sud. La réservation des titres aura lieu entre le 13 et le 20 octobre. Une partie des actions sera placée aux Etats-Unis et au Canada avec cotation à Wall Street sous forme d'ADS. Estimant que le marché mondial est suffisamment profond pour absorber l'énorme appel de fonds constitué par toutes ces privatisations, les investisseurs internationaux ne s'effraient pas de cette abondance de valeurs des télécommunications. Les analystes espèrent au contraire pouvoir comparer plus vite et plus précisément les opérateurs et les politiques réglementaires dans les différentes régions du monde ainsi que leur impact sur le prix des communications et les marges. (La Tribune - 03/10/1997)