Comme en Grande-Bretagne, dont les enchères viennent de s'achever jeudi dernier sur un montant record de 22,5 milliards de livres (38,5 milliards d'euros) pour cinq opérateurs, l'Allemagne attribuer...

Comme en Grande-Bretagne, dont les enchères viennent de s'achever jeudi dernier sur un montant record de 22,5 milliards de livres (38,5 milliards d'euros) pour cinq opérateurs, l'Allemagne attribuera ses licences UMTS aux enchères. Chaque licence pourrait atteindre plus de 10 milliards d'euros, soit un total pouvant aller jusqu'à plus de 60 milliards d'euros. Ces licences seront attribuées pour 20 ans et permettront, dès 2002, de transmettre des données Internet par le mobile. Neuf candidats ont posé officiellement leur candidature à une licence de téléphonie mobile de troisième génération en Allemagne, dont bien sûr les quatre opérateurs actuels (Deutsche Telekom, Mannesmann, E-Plus, filiale du néerlandais KPN et Viag Interkom, filiale de Viag et de BT); trois revendeurs de services mobiles allemands (Mobilcom dont France Telecom détient 28,5 % du capital, Debitel, filiale de d'opérateur historique suisse Swisscom et Talkline), et des concurrents non allemands (le consortium composé de l'espagnol Telefonica, du finlandais Sonera et de l'opérateur mobile britannique Orange, le conglomérat de Hong Kong Hutchison Whampoo et l'opérateur américain MCI Worldcom). Bien qu'ayant déposé un dossier, ce dernier n'a toutefois pas décidé définitivement de poser sa candidature. Le processus d'enchères mis au point par l'autorité de régulation allemande prévoit la vente de 60 MHz de largeur de bande par tranches de 5 MHz. 10 MHz sont nécessaires au minimum pour pouvoir exploiter un service et obtenir une licence. Contrairement à la Grande-Bretagne, le nombre total de licences qui seront attribuées n'est pas encore connu. (Christine Weissrock - Atelier BNP Paribas - 2/05/2000)