Le marché de la communication mobile "machine to machine" (M2M) devrait quadrupler d'ici 2012. Ce secteur reste toutefois très fragmenté et les différents acteurs ont des intérêts divergents...

Le marché de la communication mobile "machine to machine" (M2M) devrait quadrupler d'ici 2012. Ce secteur reste toutefois très fragmenté et les différents acteurs ont des intérêts divergents.
 

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Le revenu généré par les services liés à la communication mobile entre machines ou M2M (machine to machine, sans intervention humaine) devrait quadrupler d’ici 2012. ABI Research évalue à près de 8 milliards de dollars le total des recettes pour ces activités réseaux cette année là. Dans ce rapport, Le cabinet d’étude New-yorkais souligne par ailleurs la diversité des modèles économiques présentés par les acteurs de ce secteur.
 
Trois modèles économiques
 
Trois principaux modèles peuvent être distingués selon l’analyste Sam Lucero. « Sur ce marché émergent, les opérateurs des réseaux mobiles traditionnels, ceux des réseaux mobiles virtuels et le petit nombre d’acteurs spécialisés dans les communications M2M mobiles présentent des problématiques et des opportunités qui leur sont propres» a-t-il déclaré.
 
Certains opérateurs traditionnels effectueraient directement leur percée sur le marché M2M à l’image des Sprint, Rogers Communication ou encore Orange Business Services. Mais la plupart de ces acteurs dits traditionnels seraient réticents à se positionner sur ce secteur dont le revenu moyen par utilisateur serait approximativement 10 fois moindre que dans leur segment de marché originel, indique le rapport.
 
Les opérateurs virtuels s'intéressent au M2M
 
Il n’en serait pas de même pour les opérateurs réseaux virtuels dont le modèle repose justement sur les infrastructures déjà mises en place par ces prestataires de réseaux mobiles. D'après Sam Lucero une majorité de ces fournisseurs de solutions immatérielles devrait prochainement se tourner vers le modèle M2M. Celui-ci, qui repose à la fois sur la fourniture d'éléments d'infrastructure et d'applications dédiées, présente l'avantage d'un meilleur contrôle de la prestation de service. Selon le cabinet d'analyse, seuls Aeris Communications et Jasper Wireless auraient tenté ce pari.                 
(Atelier groupe BNP Paribas - 22/08/2007)