Seule une petite partie du budget des organisations et des gouvernements est disponible pour les nouveaux développements sur grands systèmes. C'est donc aux outils de tests d'aider les entreprises à coder plus et mieux...

Seule une petite partie du budget des organisations et des gouvernements est disponible pour les nouveaux développements sur grands systèmes. C'est donc aux outils de tests d'aider les entreprises à coder plus et mieux.
 
Compuware, a créé en 1973 ses premiers outils Mainframe. "Nous disposions en 1995 de 350 sites MVS et de 200 sites DOS VSE", rappelle Dominique Perrin, vice-président Europe du Sud chez Compuware. En 2007, la société ne disposait plus que de 100 grands sites Mainframe MVS. Mais ceux-ci proposent une puissance multipliée par trente, un volume d'applications multiplié par cinq et de nouvelles architectures opérationnelles. Dans de nombreuses autres entreprises, le Mainframe est LE coeur du système. Mais la météorite Internet, la pénurie de ressources (papyboom...), le désintérêt de certains éditeurs, ou encore une forme de résignation face aux coûts et à la complexité remettent en cause les grands systèmes.
 
20% du budget pour les nouveaux investissements
 
La situation est cependant loin d'être dramatique. 70% des organisations et des gouvernements font tourner des applications critiques sur Mainframe. Mais, selon Forrester Research, les firmes dépensent 80% de leur budget logiciels pour la maintenance et l'évolution du cœur système, ce qui leur laisse seulement 20% pour de nouveaux investissements. De plus, si les outils utilisés par le Mainframe sont efficaces et éprouvés, ils restent isolés et partiels. Enfin, la productivité reste principalement basée sur l'outillage des individus, ce qui rend les techniques de maintenance relativement archaïques. Pourtant, nombreuses sont les entreprises qui doivent faire évoluer leurs systèmes. Ainsi, en 2005, Compuware a été confronté à la nécessité de mettre en place un processus automatique de test complet de non régression pour tout son système.
 
Faire évoluer est une obligation
 
En 2006, c'est au tour d'une grande SSII de faire une autre tentative. Elle met en place un processus d'industrialisation de TMA Cobol (qualité de code, analyse d'impact, industrialisation des processus...). Aujourd'hui, faire évoluer son Mainframe n'est plus une option. A la clef: la baisse des coûts, le passage de l'outillage individuel à l'industrialisation des processus, mais aussi pour transférer les connaissances de l'individu vers le système et comprendre, transformer et automatiser le changement, tout en créant des méthodes partagées et en mettant en place des processus répétitifs et mesurables. C'est pourquoi le passage du Mainframe 1.9 à la version 2.0 devient inéluctable, qui permettra de se donner comme objectif de gagner 30% de productivité, de rendre la maintenance attractive et technologiquement en pointe, et de s'attaquer véritablement à l'industrialisation.
(Atelier groupe BNP Paribas – 16/07/2007)