proposer des tarifs préférentiels aux écoles. Au terme d'un accord conclu le 19 mars, le ministère de l'éducation nationale a annoncé qu'il allait bénéficier de tarifs préférentiels de la part de ...

proposer des tarifs préférentiels aux écoles. Au terme d'un accord conclu le 19 mars, le ministère de l'éducation nationale a annoncé qu'il allait bénéficier de tarifs préférentiels de la part de France Télécom pour connecter les établissement scolaires à Internet. Les écoles paieront ainsi "pour un usage quasi illimité" sur une base annuelle. 5 800 F seront acquittés annuellement pour un à dix ordinateurs connectés, 8 000 F pour onze à quinze postes. L'éducation nationale devra débourser, au-delà de quinze, 4 000 F par tranche de un à cinq ordinateurs supplémentaires. Selon le ministère de l'éducation l'offre correspond à des tarifs "quatre à cinq fois inférieurs aux prix habituels". Ayant donné son feu vert à cet accord tarifaire, le ministère de l'économie précise que les écoles (75 000, soit 9 millions d'élèves) "resteront libres de choisir leur fournisseur d'accès à Internet". Depuis plusieurs mois, l'ART chargée de veiller aux règles de concurrence, avait émis à deux reprises des avis négatifs (voir revue de presse du 06/03). Bien entendu, estimant que cette offre donne de fait à France Télécom une position de monopole sur une partie du marché de l'Internet, Cegetel condamne cette décision et "réfléchit actuellement aux différentes voies de recours possibles". Il pourrait saisir la Commission européenne ou le Conseil de la concurrence en France. Tout en faisant valoir que le monopole de France Télécom sur les communications locales devrait s'effriter et qu'un quart des écoles sont déjà raccordables à un réseau câblé, le ministère de l'économie affirme quant à lui "cela ne bloque pas la concurrence". (Le Figaro - Libération - 21-22 - Le Monde - 22-23 - La Tribune - Les Echos - 23/03/1998)