A l'occasion vendredi de son assemblée générale, Mannesmann a manifesté une fois de plus sa confiance sans sa stratégie de diversification en direction des télécoms. L'an dernier, sur un chiffre d...

A l'occasion vendredi de son assemblée générale, Mannesmann a manifesté une fois de plus sa confiance sans sa stratégie de diversification en direction des télécoms. L'an dernier, sur un chiffre d'affaires de 19 milliards d'euros, la division télécommunications a contribué à une augmentation de 50 % du résultat courant à 1,3 milliard d'euros (8,5 milliards de F). L'intégration de l'allemand Otelo et celle des italiens Omnitel et Infostrada devraient contribuer à un chiffre d'affaires prévu de 23 milliards d'euros fin 1999. Le coût du rachat d'Otelo ne devrait pas pénaliser le bénéfice opérationnel selon Joachim Funk, le président de Mannesmann. Grâce à la prise de contrôle de Telecom Italia par Olivetti, Mannesmann vient de devenir numéro deux de la téléphonie en Italie (voir la revue de presse du 26/05). Cette position conforte la stratégie de développement du groupe dans le multimédia au niveau européen. En 1998, les télécommunications représentaient 24 % de son chiffre d'affaires, contre 35 % pour l'ingénierie, 29 % dans les composants automobiles et 12 % dans les tubes. Disposant désormais de positions fortes tant dans la téléphonie fixe que dans la téléphonie mobile en Allemagne et en Italie, Mannesmann songe à s'implanter en Angleterre. L'anglais Cable & Wireless et l'américain MediaOne, mettent en effet en vente leur filiale One2One, quatrième réseau britannique de mobiles. Détenant 15 % du marché avec 2,3 millions environs d'abonnés, One2One intéresse également Vivendi si les conditions sont raisonnables. (La Tribune - 31/05/1999)