“Si la familiarité engendre le mépris” selon un vieux diction américain, les objets connectés à porter font exception à la règle. Le manque de visibilité sur leur fonction dessert en effet le secteur.

Manque de connaissance et de perspective freinent l’adoption des wearable devices

De manière analogue aux objets connectés dans le secteur de la santé, les objets connectés à porter sur soi mieux connus sous l’anglicisme “wearable devices” souffriraient d’un manque de notoriété. En effet, selon les résultats de The Harris Poll mené par Harris Interactive, près de 4 américains sur 10 n’ont jamais entendu parler de ces objets et un tiers supplémentaire ont déjà vu mentionné le nom sans savoir de quoi il en retournait. Ce manque de notoriété peut bien sûr être analysé comme cause principale au fait que 56% de l’échantillon de plus de 2 200 personnes ne comprennent pas l’utilité des wearable devices. Il n’y a que peu de précédent puisque lors de l’introduction du smartphone par exemple, les terminaux possédait au moins une fonction déjà reconnue comme utile à savoir la téléphonie.

Prix et Bugs redoutés avant même de faire le pour et le contre

L’incertitude du marché quant à l’utilité et à l’adoption de tels objets s’entend d’abord par le prix. En effet, 17% envisageraient de se procurer un objet connecté à porter qu’à condition que le prix tombe à un niveau raisonnable. Près de 10% attendront que les “bugs” soient éradiqués. 36% soit le segment le plus large n’est tout simplement pas convaincu pour le moment et 19% supplémentaires déclarent ne jamais envisager d’acquérir ce genre d’objet. “Les gens ont besoin de comprendre en quoi cette technologie peut leur être utile, déclare Aaron Kane , directeur de recherche chez Harris Interactive. Les seniors et la génération du baby boom sont aujourd’hui les plus réfractaires à ces objets puisque respectivement 62% et 57% indiquent que cette technologie n’aura pas d’impact positif sur leur vie. La génération Y s’avère plus optimiste, 71% de cette tranche estimant déjà trouver au moins un avantage aux wearable devices. Être tenu informé, plus productif, se sentir plus connecté, avoir une meilleure hygiène de vie font partie des avantages les plus remarqués.

A afficher ou à cacher ?

Être à la vue ou ne pas être vu, telle est la question pour les wearable devices. 58% des personnes interrogées estiment nécessaire que le port de ces objets soit visible du fait d’une probable fonctionnalité caméra quand 43% apprécieraient le fait qu’ils soient cachés pour les adopter. En tout cas, la principale attente issue des wearable devices consiste à pouvoir accéder aux fonctionnalités de son smartphone sans avoir en permanence à le récupérer dans sa poche ou son sac. Ce sentiment est particulièrement répandu dans la génération Y (60%) et chez les hommes (53%) contre une moyenne nationale de 48%.

Rédigé par Pierre-Marie Mateo
Journaliste