Selon une récente étude du cabinet Datamonitor intitulée "The Future of Internet", ce chiffre couvre les chiffres d'affaires réalisés par les opérateurs et les ISP pour fournir l'infrastructure IP...

Selon une récente étude du cabinet Datamonitor intitulée "The Future of Internet", ce chiffre couvre les chiffres d'affaires réalisés par les opérateurs et les ISP pour fournir l'infrastructure IP de l'Internet public. En 2002, le marché du backbone Internet pourrait s'élever à 19,4 milliards de dollars. Au fur et à mesure que la demande en bande passante se développe, les pays hors Etats-Unis devraient jouer à l'avenir un rôle majeur. Les 8,3 milliards de dollars réalisés en 1998 se répartissent ainsi : 3,9 milliards de dollars pour les Etats-Unis, 2 milliards pour l'Europe et 2,4 milliards pour le reste du monde. Selon les prévisions de Datamonitor, les 19,4 milliards de dollars devant être réalisés en 2002 seront ventilés ainsi : 7,1 milliards de dollars (Etats-Unis), 6,1 milliards (Europe) et 6,3 milliards (reste du monde). Les principaux fournisseurs sont pour l'instant peu nombreux : MCI WorldCom, Sprint, Cable & Wireless et Internex. Selon Datamonitor, si ces acteurs dominants maintiennent leur mainmise sur les réseaux composant l'Internet, l'hétérogénéité caractérisant jusqu'ici l'infrastructure publique pourrait être remise en cause. Selon l'étude, l'industrie sera par conséquent obligée d'introduire, dans les deux prochaines années, un système d'autorégulation pour assurer le développement de mécanismes de peering équitables "l'alternative est d'accepter une intervention des gouvernements. Or l'industrie dans son ensemble s'est jusqu'à présent énergiquement opposée à ce type de solution". Par ailleurs, toujours selon les prévisions de Datamonitor, le coût pour transporter un teractoctet de données via le réseau public devrait passer de 80 000 dollars en 1998 à moins de 10 000 dollars d'ici l'an 2000 puis à 300 dollars en 2003, soit 0,3 % du coût actuel. L'explosion de la bande passante consécutive à l'arrivée de nouvelles technologies comme DWDM explique, en grande partie, cette forte réduction. (Stratégies Télécoms & Multimédia - 19 au 26/02/1999)